jeudi 5 septembre 2013

Cross triathlon - Presqu'île de Giens

Une épreuve extra que je me fais un plaisir de rater chaque année sur blessures, fatigue... Une seule participation individuelle en 10 ans, qui dit mieux ?.Et pourtant, c'est pas l'envie qui manque de se défoncer sur ce parcours "court" et exigeant. Quel dommage de voir passer les copains dans ce magnifique parc de l’Hôpital René Sabran situé à 15 min de chez moi.

Nous sommes inscrits sur le relais avec Steve. Le gaillard, qualifié pour Hawaï fin octobre est pleine bourre. Il fera donc le vélo et la course à pied. Je me contenterai de la natation.

Mais, comme il y a toujours un "mais", Steve ne se sent pas de recourir (il a fait le tri "loisir" le matin) et préfère passer le témoin à un troisième larron.

Troisième larron qui souhaitait s'inscrire pour faire la course en entier mais qui s'est fait boulé. Inscriptions closes depuis plusieurs jours... Victime de son succès, cette épreuve a refusé une 40e d'athlètes!

Bref, Tranbert, mon pote de voyage depuis une bonne 20e d'années sera le dernier de l'équipe à se faire mal à la tronche.

130 partants sur la magnifique plage de l'Hopital, (spot de surf "réputé") pour un petit parcours de 600-700m de natation suivie de 16 km de vtt et de 6 km de cap.

J'ai l'honneur de commencer. Plus qu'un honneur : un enfer! Les méduses, absentes de tout l'été ont fait une apparition. Elles sont là, juste devant! J'ai la bonne idée de m'échauffer un peu dans la Grande Bleue et d'en embrasser une sur la bouche (la mienne) et le nez (toujours le mien) Purée de ta mère ça pique. Dans mon malheur, je ne peux pas dire que ce fut trop douloureux. Elle devait être fatiguée...

Attention départ imminent avec François Carloni juste à côté de moi. Ça tombe bien, on nage à peu près à la même allure, il fait 2 tours quand j'en fais 1!. Ça part vite, je suis emporté par le courant... jusqu'à la première bouée et après, ben c'est après quoi... Je sors dans les 24 d'après les témoins familiaux.

Je cours, enfin je donne l'illusion de courir jusqu'au parc pour passer le témoin à Duracel-Steve qui part comme une balle. Au premier tour, Steve passe 8e au général (avec 2 individuels devant) et continue sur sa lancée. Bon il va relâcher un peu la pression après son départ ultra rapide mais maintiendra grosso modo sa position. Bref, super vélo sur un parcours difficile avec des montées-relances incessantes.

Tranbert enchainera par la course à pied. C'est un bon coureur qui rattrape toujours beaucoup de monde à pied. Faut dire qu'il aime bien l'eau et qu'il y reste en général longtemps... Il aime aussi prendre soin de son corps aux transitions :  essuyage du corps, enfilage de tenues sèches, chaussettes... manucure, coiffage. 1/4h à chaque transition...

Bon là, il est prêt, pas de natation et pas de transition à l'horizon. Je lui ai mis la "pression"... (il déteste la pression!) et attend Steevy. Top c'est parti, il enquille fort. 3 tours avec de la montée et de la descente. Il tiendra bien le choc sur son relais et nous permettra de finir dans les 6. A l'arrivée, je lui dis "à gauche..." oups il rentre dans le parc avant de se ressaisir et de franchir la ligne à toute allure. Belle course assurément.

Au rayon éclopés, notre relais était composé d'un nageur avec un tendon d'Achille en convalescence, un rouleur avec un nerf coincé au niveau de la hanche et un coureur avec une épine d'oursin dans le pied qui a nécessité une intervention médicale et 10 jours d'antibiotiques! Mort de rire...

Vivement l'année prochaine que l'on se tire la bourre en individuel!

François Carloni mettra une fessée à tout le monde, même aux cracks du vtt qui passent à fond sur la plaque! Il sortira de l'eau assez loin du premier relayeur mais rattrapera progressivement son retard au fil des tours vtt. Il manquera de peu de finir premier (devant un relais) mais mettra 10' au deuxième individuel. Bravo l'artiste.



mardi 3 septembre 2013

La Sardaigne 2

Traverser la Sardaigne, c'est relativement facile. Imaginer la Corse, ben c'est pas du tout pareil! Ici, il y a des voies rapides, je n'ose pas dire autoroute, qui permettent de tracer sans rencontrer un virage toutes les 2 secondes.

En 2h, l'affaire est presque pliée. Comme je déteste la simplicité..., la dernière 1/2h sera à l'imagine de l'île de beauté : un enfer. Mais derrière l'enfer de la route se cache toujours un endroit magique à découvrir. Et notre destination finale n'y dérogera pas. Piscinas sera notre (belle) prison pour une semaine!
Ah magnifique Piscinas...
Lors de nos congés familiaux (avec nos amis), j'ai pris l'habitude de jouer les GO. Je me charge de trouver les points de chute, d'organiser le voyage, de checker les spots... Bref de tracer la route. Avec une constante : être au soleil, au bord de l'océan ou de la mer, fuir la foule et trouver le paradis terrestre! Pas simple en Europe et en plein été d'où les endroits paumés accrochés à nos trophées de baroudeurs amateurs. 

Cette fois-ci, nous atterrissons dans le désert sarde composé de dunes géantes en bord de mer. Le camping est "roots" comme à chaque fois que l'on se trouve au milieu de nul part. C'est sauvage, la route est une piste, le soleil est omniprésent et... la plage est immense. What else ? Bon la plage n'est pas aussi jolie qu'à Cala Ginepro mais l'environnement dunaire majestueux avec les falaises au loin ne gachent rien. 


Piscinas se situe paradoxalement (c'est un désert...) dans la région de la Costa Verde. Et la côte, hormis ce petit désert, est verdoyante. Il ne pleut quasi jamais mais la végétation est en forme olympique! C'est vert de chez vert avec de l'eau qui circule dans le sol à défaut de tomber du ciel... 

La région est "montagneuse" et doit receler un nombre incroyable de sentiers vtt. Je check sur les collines environnantes le sentier qui pourrait faire l'affaire. Sans pour autant passer à l'action : repos forcé! Seule la natation viendra me tirer de ma torpeur estivale. Une jolie raie viendra même participer à l'une de mes séances aquatiques.

Pour égailler ces sorties "plage", nous visiterons qlq sites du Sud de la Sardaigne. L'ex plus grande mine d'Italie de Carbonia (qui veut dire charbon...) sera notre première halte culturo-industrielle. Et quelle visite  (!) avec guide en français à l'appui. Il nous expliquera en détails la vie des mineurs (70 000 au max) qui ont travaillé et façonné la ville autour de ce pôle industriel. Un grand moment avec notamment une descente dans un puit (soit dit en passant on y est bien, il ne fait pas trop chaud!)

Un petit saut sur l'île de San Antioco, histoire de manger une pizza; une petite route panoramique au Sud du Sud (Costa del Sud) avec un arrêt à la plage magnifique de Turredda (une tuerie hors saison...) et une visite d'un site nuragique combleront notre appétit de découvertes!

Mais je ne vais pas terminer cet article sans éclairer vos lanternes (bien ternes au demeurant) sur ce site "nuragique". Site classé au patrimoine mondial de l'Unesco à Su Nuraxi. Il s'agit de tours (nuraghes) de 20m de haut en pierres (énormes) servant de maisons aux rois et autres princes locaux à partir du XVIIIe siècle avant notre ère. On visite cela comme on visite les pyramides : "mais y z ont fait comment pour monter ces cailloux là haut ?". Comment ont-il orienté pile aux 4 points cardinaux l'entrée des 4 tours, hein comment ?, "y-z-avaient un compas" ?  

Tour nuraghe
Je vous laisse méditer et attend avec impatience la réponse à la question sus-décrite.

Après cette courte semaine où nos potes nous ont abandonné, il est temps de songer à rentrer à la casa. 2h30 de route seront nécessaires pour atteindre Porto Torres. Comme à l'aller, nous choisissons une pause repas à base de... pizzas dans la ville d'Oristano. Le restau est déjà choisi : Angolo del Gusto, les gens sont gentils et les pizzas sont miam slurp au top (et pas chères...). On choisit la formule à emporter . Je paie, je pars. Les Calzones sont trop bonnes, on se régale sur le bord de l'autoroute avant de finir par une petite plage à proximité de Porto Torres. 

En cet après-midi de départ, l'air est ultra chaud, l'eau à 57°..., le vent de Sud est bouillant, le ciel est gris au loin. Il est temps de se barrer avant la chavane. "Mais t'as mis où mon porte-feuille...? demande la mama. Oups, je l'ai oublié dans la pizzeria, à 200 bornes. Que faire ? Ma femme stresse un max, CB, argent, papiers d'identité, tout est dedans! Coup de bol, un ticket du restau trainait dans le camion, je téléphone illico et tombe sur le boss. 
 
Y fait chaud

Il ne parle pas un mot d'anglais (ni de français). Je ne parle pas un mot d'italien. La conversation s'annonce serrée. Il me donne le nom de ma femme, ouf, il a le porte-feuille. Je ne sais que répondre. Il me demande s'il apporte le porte-feuille à la police. Surtout pas malheureux. Et la coke tu l'as mets où (lol). Je baragouine en anglo-français (le français est proche de l'italien, chers lecteurs, pas l'anglais!). On ne se comprend pas. 

Les secondes me paraissent interminables au téléphone. J'ouvre le guide du Routard à la page "Langue" et me décide à lui dire "domani, je téléphono...". Ca a le mérite d'être clair et il comprend. Yes.

Mais demain c'est trop tard pour ma femme qui stresse toujours. Tension qui électrise le départ. Moi, je suis en confiance. Le mec a l'air honnête : il est sportif.... Je me décide quand même à contacter (en urgence) une copine italienne pour qu'elle téléphone au restaurateur en lui demandant s'il peut renvoyer la chose. Il le fera et nous recevrons le porte-feuille avec la CB, le liquide... en une petite semaine. Pas de perte, pas d'opposition. I trust in u guys!

Le restaurateur a gagné ma considération éternelle, un avis favorable dans Trip Advisor, le Routard...(j'avais prévu de le faire avant cette mésaventure, même pris une photo pour me rappeler l'adresse) , un cadeau et une farouche envie de le revoir pour le remercier de vive voix!

Question météo, on a bien fait de se barrer, nos copains seront inondés dans la nuit avec au passage un ordinateur portable sous l'eau. Notre arrivée à Marseille se fera sous une petite pluie qui disparaitra bien vite sous l'effet d'un mistralou. 

Welcome back home




lundi 2 septembre 2013

La Sardaigne 1

Après l'Italie continentale, nous poursuivons nos vacances côté sarde. L'année dernière la Corse avait eu nos faveurs, cet été c'est la Sardaigne.


Une traversée difficile....
 La traversée depuis la grande banlieue de Rome se passe en plein jour avec les degrés Celsius qui vont bien. Arrivée à Olbia et en route pour Cala Ginepro, petit paradis terrestre que nous avons découvert l'année dernière lors du Xterra de Sardaigne.


Cala Ginepro
Fin mai, Cala Ginepro était un paradis, fin juillet serait-ce la même chose ? Et ben oui! camping nickel, calme, people sympas, no stress et la plage paradisiaque à nos pieds.

Notre camp Jobi Joba
On va passer une semaine "plage" avec une belle petite session paddle au milieu (vagues d'un petit mètre glassy) dans une eau incroyablement chaude. D'ailleurs je n'ai jamais surfé dans une eau aussi chaude même sous les tropiques.

                                                 What else ?

Bon faut dire qu'il fait bien 38-40 degré au soleil. Mais la chaleur est bizarrement tenable... à l'ombre. Forêt de parasols obligatoire à la plage.

Je suis au chômage triathlétique par la force des choses mais un petit tour de vtt avec madame ça ne se refuse pas (enfin c'est moi qui ai proposé...). Alors après avoir fait qlq tours de reco pour me remettre en tête le parcours Xterra et trouver les bons petits passages, nous partons qlq heures dans la pampa. Trop sympa le truc.


En haut de la grosse "bosse"


La semaine est finie, il faut plier bagage pour une autre destination sarde. Nous étions côté Est Nord-Est, nous descendons dans le "désert" sarde et la costa verde au Sud-Ouest de l'île. 

Suite au prochain épisode : Sardaigne 2!

dimanche 28 juillet 2013

Rome mi amor

On descend de la montagne à cheval, on descend de la montagne à cheval... Fini les coucourses de débiles, on fait un petit enchainement touristique à Rome.

Les Abruzzes, c'est joli mais ça manque un peu de vie pour les filles. Alors, allons à la rencontre des Romains ou ce qu'il en reste en cette fin juillet. Rome c'est comme Paris en été, y reste plus beaucoup de locaux... Pas grave, les bâtiments n'ont pas bougé et Dieu (s'il existe) sait qu'ils sont beaux...

Nous avons loué un (super) petit appart en centre ville dans le quartier de Trastevere, le top. Le quartier est superbe, central et animé. Nous logeons dans une impasse où notre camion peut dormir sans crainte du parcmètre ni de l'amende. Bref on est calé.

Nous allons vivre qlq jours intenses à la recherche du monument disparu. "Mais je te dis qu'il y a une fontaine là! mais non fada elle est derrière"... On a essayé d'en voir un max en évitant de rentrer dans toutes les églises et autre monuments religieux. A titre personnel, Je fais une petie overdose.

L'overdose, je l'attrape aussi très facilement en shopping. Etape obligatoire (3 filles contre un garçon), nous consacrons 1/2 journée aux boutiques locales...(Zara et Cie). Et là je prends cher, au sens propre comme au sens figuré. Poiroté 1h30 devant un magasin c'est long mais c'est le tarif! J'ai même décidé, moi aussi, de rentrer dans un magasin, non pour "visiter" mais pour me protéger d'une tempête de grèle aussi subite que violente. "Ben c'est mouillé le sol, qu'est ce qui s'est passé ici..." ont-elles dit en sortant... Rien, rien j'avais une grosse envie!

Mais revenons à nos moutons, Rome est une superbe ville qui se pratique à pied. Il fait chaud voire très chaud, y a du monde voire beaucoup de monde mais le centre historique n'est pas si étendu que cela et au final on flane des heures, emporté par le flot des piétons émerveillés par une telle richesse architecturale.... La phrase est terminée, vous pouvez vous rendormir!

Le Colisé, le forum Romain, la Basilique Saint Pierre, le Vatican, la Via del Corso, la fontaine de Trévi, la place Navone, le quartier de Trastevere... sont des incontournables que nous n'avons pas contourné. Et pour cause, c'était magique.

Concernant les Italiens, parlant forts, baratineurs, machos de nos imaginaires, ben on les a pas vu. Nous n'avons rencontré que des gens attentionnés et de bonne humeur. Ca change de nos contrées varoises... Et comme le disait un grand écrivain français : les Italiens sont des Français de bonne humeur. Je confirme.

Il est temps de partir. Ca fait une semaine que je n'ai pas vu la mer, y a comme un manque... alors direction le port de Civitavecchia pour embarquer vers la Sardaigne. Yes.


samedi 27 juillet 2013

Xterra - Italie 2ème partie

Zone de transition atteinte. Je suis qlq peu entamé. J'ai mieux roulé qu'à Xonrupt (moins pire que plus mieux!), pas difficile mais je suis cuit. La cap démarre en douceur, comme pour le vtt mais c'est pour mieux tromper l'ennemi. Sacré Nicoulasse Lebroune. Je pars donc sur la route à l'ombre et... grimpe la 1ère bosse. Bingo, je marche au bout de 5 min. La course va être longue, très longue.

Bernd (out) ne l'est pas complètement, il me double rapidement dans la première difficulté. Ce ne sera pas le seul. Je mange sévère. Mes sensations sont proches de celle ressenties sur le marathon d'Embrun. Limite "fais tes valise, on rentre à Paris" tellement je suis oxy. Ma femme et mes filles m'encouragent sans effet notable sur ma vitesse. Ma femme a même le temps de prendre une photo, de courir et de reprendre une photo de moi (de face of course).

Je cours...
Je cours de temps en temps. Même en descente; j'ai du mal à avancer. Le village de Scanno monte toujours. Mais ce n'est rien avant le drame...

Nicoulasse Lebroune a bien tracé le parcours mais il n'a pas fait que dans la finesse. 400 m de montée ça comme! Sortez les piolets. Tout le monde marche, pas le choix. Aucun spectateurs, bizarre y en avait plein le village. Juste une Italienne qui me pète les tympans en encourageant son homme, mais tais toi! J'ai pas la force ou l'impolitesse de lui dire.

                                       Sortez les piolets, ça grimpe vraiment

Après cette montée inferno, on enquille un sentier en descente pour rejoindre une route qui remonte puis de nouveau du sentier qui re remonte... pour finir par 1 km de descente et 1 km de bitume plat pour crosser la line, n'est-ce pas Jean Claude.

Je pensais finir peinard, personne devant, personne derrière, ben non un paquet de gars ont décidé de me faire mal sur le plat. Les Chacaux. Un seul aura l'amabilité de ne pas me doubler. Mais comment résister à mon sprint ? J'ai couru en 1h12, campion del mondo et termine 84e au scratch. On ne va pas refaire le monde mais je suis très loin.

Voilà, terminé le Xterra Abruzzo, fatigué le gars. Heureux mais fatigué.

Les pros se sont bien déchirés, mon pote Conrad (soyez pas jaloux j'ai aussi fait un podium avec lui...), tout frais champion du monde, remporte la course. Je n'aurais pas misé sur lui mais sur Big Nic. Seulement Nicoulasse, il ne l'a pas fait assez dur son truc. Plus sérieusement Stoltz est en plein forme alors que Nico peaufine sa prépa pour le tri Inferno...


                                                    Pas belle ma tenue

Chez les filles, Erbenova met tout le monde d'accord, championne du monde la semaine dernière, vainqueur à Xonrupt, en Suisse, en Grèce. Elle semble imbattable. Elle a même tôlé Lesley Paterson, the reference. Il va juste falloir qu'elle se ménage jusqu'à Hawaii.

Côté Varois, François fait une belle perf (5e) en battant Asa (6e) qui lui se battait aussi contre les microbes...

Bilan : content d'avoir participé à cette épreuve. Natation nickel, parcours vtt difficile mais sympa et course à pied impossible pour moi.

Il fallait être en grande forme et moi j'avais plutôt les formes... Pas d'entraînement en cap depuis le 10 mai, pas de séance vélo digne de ce nom depuis la même période. Et tout ça depuis le Xtri de Calvi et une 6e place. Mais ça c'était avant...

Vivement les beaux jours que l'on remette ça. Malheureusement ça ne sera pas à Maui malgré mon slot au rabais. Pas les sous, pas le niveau. La vie est dure dans le Sud.

Un grand merci à mes filles et à ma femme qui ont supporté le gars pendant longtemps, longtemps et bravo à Big Nic pour cette belle épreuve. J'ai presque envie de le refaire.

 



Xterra - Italie 1ère partie

Le dernier avant la quille ou plutôt la révision des 46000. Je vais rater les Xterra d'Europe du Nord. La République Tchèque ne va pas trop me manquer mais celui d'Allemagne m'avait vraiment plu. Dommage.

Au programme de Scanno : 1500m de natation, la routine..., 30 km de vtt (10 de moins qu'à Xonrupt), une balade... et 10 km de cap, tarif habituel.

Sur le papier RAS, sauf que la truc s'annonce velu. Si rien ne change en natation (le lac n'est pas en pente), la partie vtt semble assez incroyable (1000 m de déniv en grosso modo une montée) et une cap imaginée pour les insectes rampants le long des murs.

Samedi matin, jour de course, grand bleu, le lac est lisse comme un miroir. Que demande le peuple ? de la sueur et des larmes. Le départ est prévu à 14h. J'en profite pour m'échauffer un peu en vtt le matin. Direction Scanno et déjà ça grimpe. Scanno est un "vrai" village de montagne...

Madame dans les ruelles de Scanno
 
Petite bizarrerie locale, il faut rentre le vtt dans le parc avant midi. C'est tôt pour un départ 2 h plus tard.

Je rencontre Big Nic, alias Nico Lebrun ou Nicoulasse Leubroune (en italien dans le texte) dans le parc. Il m'explique le parcours dont il est le promoteur. J'ai des sueurs froides... Bon à l'oral ça passe bien, c'est plutôt à l'épreuve pratique à fort coefficient que ça risque de coincer.

En résumé, le vtt monte pendant 12 bornes... mais par paliers... avec un retour plutôt en descente mais pas uniquement... un passage technique humide... une course à pied qui monte par là puis le village et ses petites montées avant 400m de varappe dans la pampa pour terminer par une descente et 1 km de bitume.

Ouais, ouais, ouais, moins dur qu'à Xonrupt y dit le boss. Bon ben on va vérifier ça de suite.

Malgré le coin perdu, comme d'hab sur xterra, nous sommes plus de 400 triathlètes. Une poignée de français et une immense majorité d'italiens composent la troupe. Les Varois sont en force avec Asa Shaw et François Carloni. Bernd Pannewitz, collègue allemand de souffrance me raconte qu'il pleut tous les après-midis, c'est déconné. je comprends mieux pourquoi des sacs plastiques protègent le matos dans le parc.

Départ dans l'eau, c'est préférable vu la marche au bord du lac, ça glisssssssse. 2 pédalos séparés de 30 m par de la rubalise matérialisent la ligne de départ. Je choisis l'option pédalo de gauche. Mais en fait, y a trop de monde, je prends l'option pédalo de droite maitre Capello. Pardon excusez-moi, tiens prend ça , houps pardon, scouzi... je traverse la masse de nageurs pour me placer tout à l'extérieure.

Bonne option, je pars devant sans gêne avec le Polonais National coaché par Big Nic on the right. Difficile d'avoir des repères de performance en natation. Un 1er tour de 1000m, une sortie en courant de 50m et plouf pour un petit tour de 500m. Je nage seul de longue. Mais y sont où mais y sont où les triathlètes la la la... devant mais aussi derrière!

Je sors dans les 35 de la 1ère vague d'après la famille (2 vagues seront lancées) en 23'39 et 48e au scratch. Le parc à vélo est situé à 100m. Il y a encore pas mal de vtt en attente. Ouf je ne suis pas dernier. Echauffement tranquillou sur 500m avant d'attaquer les premières pentes de Scanno.
 
 
 
En haut du village, tu sens la chaleur monter en toi... tu bouges ton corps et ce n'est qu'un début. Ensuite, chemins, traversées de champs, zig zag dans les "alpages"... pour atteindre le sommet à plus de 1000m d'altitude. Ca se mérite et on ne peut pas dire que l'on se repose souvent. On est à la montagne et ça se voit.

Anecdote : environ au 2/3 du sommet, un coureur italien demande à un bénévole bien buriné "c'est loin le sommet..." le gars même pas y répond, juste un signe de la main indiquant que c'est pas à côté quoi... Il avait raison, c'était pas à côté!

Je serre les fesses en regardant le ciel. C'est tout noir au fond. S'il pleut dans la descente je suis mort (de froid). Il ne pleuvra pas.

Une fois le sommet atteint en 12 km et des plombes, on se dit : du velours ça redescend. Que nenni ça redescend certes mais pas seulement. Qlq coups de cul ponctuent la balade. Et la descente n'est pas uniquement tranquille. Il a plu les jours précédents et nous retrouvons Verdun version Italienne.

En Italie, en France ou ailleurs, la boue ça glisse. A plus forte raison en pente et en dévers. Je vais aller au tapis goûter la boue, sans conséquence, mais sans pouvoir l'éviter. J'ai fait le choix, pneus pour terrain sec et trifonction. Les pneus : c'était pas le bon choix. Ca passe quand même et je laisse sur place pas mal d'handicapés de la descente. Mon (gros) handicap; ils le verront plus tard.

Retour sur Scanno avec une petite montée sèche avant de basculer dans les ruelles. Enfin un peu de fun dans un monde de brutes. Des virages, des marches à dévaler à donf. Je me tire la bourre avec un barjot dans un bel escalier. Insouciance quand tu nous tiens, mdr. Je pose le vélo après 2h23 de selle et 69e au scratch. J'ai mangé!











vendredi 26 juillet 2013

Voyage Xterra Abruzzo

Le dernier Xterra avant la quille ou plutôt la révision des 46000.

Au programme, 950 km de route avant d'atteindre le lieu toujours improbable sur Xterra..., de Lago di Scanno dans les Abruzzes.

Pour la première fois, mes filles vont assister à mes exploits dans la boue, elles sont ravies. Ma femme a nettement plus l'habitude... elle aussi est ravie! On laisse le Blond et le chien à la casa. L'un travaille l'autre garde la maison. Qui fait quoi c'est un mystère.

C'est le début de nos vacances estivales et autant joindre l'utile (le triathlon) à l'agréable (les voyages). Ca ne plait pas à tout le monde mais y a pire comme programme : les Abruzzes en mode accéléré, Rome Inside et la Sardaigne pour se finir.

Après un repas à Florence et une visite éclaire de la cité (pour montrer aux filles), nous atteignons Scanno. Une journée complète de voiture est nécessaire pour rejoindre le fameux lac de Scanno. L'itinéraire depuis La Londe est assez simple, autoroute et autoroute jusqu'à 25 km  de Scanno où la route se transforme en virages de montagne. Simple le truc.

Malheureusement à notre arrivée il fait 12°C et il pleut des seaux, sympa l'ambiance. Et moi qui n'ai absolument pas pensé à prendre de vêtements de course un peu chaud ni coupe vent...

On trouve tout très rapidement à Scanno, le lieu de course et notre camping! On a choisi la formule petit chalet en... camping. Les filles hurlent de joie devant le standing affiché, gosses de riches va... On a quand même une vue imprenable sur le lac (avec les bouées du parcours). Superbe! la vue pas les bouées.

Lago di Scanno
Nous sommes vendredi soir, j'ai récupéré mon dossard , il fait toujours un temps de chien. Au camping, on m'annonce que ça va durer. J'ai le moral dans les chaussettes.

 

mercredi 24 juillet 2013

Préparatifs Xterra Italie

C'est parti pour le dernier Xterra de l'été. Pas d'entraînement depuis des semaines mais visiter les Abruzzes et Rome ça ne se refuse pas.

Mésothérapie du tendon d'Achille 3 jours avant, histoire de supporter l'effort... avant une vraie coupure et guérison.


vendredi 12 juillet 2013

Xterra - France 2013

De la bombe cette course, un des plus beaux parcours et très certainement le plus dur que l'on puisse trouver. Et tout ça en France, dans le massif des Vosges ensoleillé à souhait.

Résultats des potos pour commencer.

A tout seigneur, tout honneur : 
1er Nico Lebrun hors concours quand il est en forme et que le parcours est taillé pour les bouquetins!
5e Asa Shaw, déçu forcement après sa place de 1er l'an dernier.
Entre Nico et Asa, qlq espagnols tous plus clean les uns que les autres...
8e Cédric Lassonde qui traine une tendinite, dommage old fellow
10e François Carloni...

Dans les "gens" normaux...
32e Benoit Lalevee, pas normal non plus mais il est dans ma catégorie d'âge, champion du Monde des 45...
48e Yannick Rush, un top début de saison pour l'homme qui venait du froid
61e Nath Fruchard, un peu dans le dur après l'Ironman de Nice, ça se comprend...
394e, Stéph Pinault, mon pote d'Xterra
DNF, Colin Clément qui a traîné sa peine en vélo (avec moi) avant de mettre la flèche
210e bibi...

Bon Xonrupt, ça se mérite, laissez moi vous conter mes amis.

La natation se déroule dans le lac de Xonrupt, calme et frais. 1500m à nager en quasi 2 lignes droites. Le départ s'effectue entre une petit ponton en bois et  des pédalos... largeur de la ligne de départ, en gros 60m, nombre de partants : hum 800.

Bref ça peut bastonner. On se place nickel avec Colin et boum c'est parti. Je ne suis pas plus gêné que cela, j'ai juste un pb pour respirer correctement, l'eau douce me fait moins flotter que la mer et je le sens! J'ai toujours du mal à bien démarrer et trouver mon rythme. Je sors sans trop de dommage en 24'41, pas bon le temps!

Transition moyenne avant d'enchaîner par le vtt et ses 40 km. Le parcours est magnifique dans ces forêts de conifères. Le soleil brille et donne une luminosité de toute beauté. Les Vosges sont au top.

Le parcours commence par de la bosse. Grosso modo, 3 km en apnée avant de pouvoir dépasser les 10 km/h... Et ça repart de plus belle jusqu'au km 8. Le parcours est une suite de montées et de petites descentes... jusqu'à la "grande" descente à donf. 20 km par tour avec une déniv à pleurer.

Je me fais doubler par des 10e de vététistes, pas bon ça. Comme en Grèce, je prends un éclat mais je suis là pour me faire "plaisir"! Colin sera mon partenaire de galère. On n'avance pas mais on avance quand même un peu...


Je pose le vélo après un temps infini, j'en ai "chié" des ronds de chapeau! Je pars en cap sans trop ressentir de douleurs aux cuisses. J’ai tellement mouliné en vtt… Comme le vélo, on attaque « direct » la bosse et ça dure environ 2 km. Chaud chocolat, chaud cacao. Le sentier est vraiment humide et boueux par endroit. Du vrai trail comme on aime.

Jacki Slack est dans mon dos (son 2e tour...) pendant un bon km avant de me déposer mais j’arrive quand même à m’accrocher à d’autres coureurs.

Je prends un peu plus de plaisir qu’en natation (et vtt) malgré mon absence totale d’entraînement depuis le triathlon de Calvi mi-mai. Bon c’est dur mais ça passe vite.

L’arrivée est la bienvenue après plus de 4h15 d’effort. Plus long que l’année dernière malgré les conditions difficiles de 2012. Ouch, dur dur.

Bilan :
un bon we spécial « changement d’air » qui m’a fait du bien. Stéphane m’a fait profiter de son logement chez une vraie Alsacienne. Et ils savent recevoir les Alsaciens. On s’est régalé.

Physiquement je suis au plus bas, je peux d’ailleurs tenter de servir de cobaye à tout chercheur STAPS travaillant sur l’influence du désentraînement chez les petites cylindrées… Le tendon d’Achille ne ressemble plus à rien non plus mais promis (à moi-même) j’arrête… bientôt! Un petit Xterra en Italie (pour faire plaisir à Big Nic) et je range le matos.






samedi 6 juillet 2013

Préparatifs Xterra France



J’ai prévu de ne pas aller dans les Vosges. Moralement je broie du noir depuis qlq temps et en plus je suis ruiné physiquement. Pas l’idéal pour le xterra le plus dur d’Europe et peut-être du Monde.



Mercredi précédent la course, sms de Stéphane « je veux pas aller tout seul dans les Vosges, j’y vais pas… mais bon…et toi tu fais quoi ?»



Oulala mais moi j’y vais pas, je suis blessé ! Mais non en fait j’ai envie d’y aller, de changer d’air, suffocant dans le Sud en ce moment… Banco on y va Steph. Un petit point météo confirme mes envies, il fera beau dans les Vosges ce WE. Confirmation de Stéph et en avant.



Hop, on se prépare rapidos le jeudi après-midi après le boulot, démontage vélo, préparation du matos triathlon. Check-list obligatoire sous peine d’oublier le méga truc important comme, au hasard les chaussures vélo (déjà fait dans une autre vie).



Petit voyage tranquille le vendredi en 7h quand même et arrêt à Cernay au pied du grand ballon. Chouette le truc.



Samedi midi, reco avec Steph du parcours vtt et le gang de Pertuis. Oups sans Nath et le gang de Pertuis, déjà parti, l’heure c’est l’heure chez les triathlètes… Retour à la kasbah avant la big épreuve du dimanche.