lundi 10 août 2015

Transmaurienne VTT - Lanslebourg Août 2015

5 jours dans la vallée de la haute Maurienne pour une course de vtt en montagne. Au programme, un prologue de 9 km à effectuer à fond (pour le "fun") suivi de 4 étapes copieuses de 40 à 62 km avec une déniv cumulée de plus de 8000m.

C'est notre deuxième course en commun avec le cousin Arthur. Après 170 km en deux longues étapes dans la Drôme, on attaque du lourd en montagne avec des étapes plus courtes et nettement plus pentues.

Le prologue et la première étape ont lieu à Aussois, station de ski perchée au dessus de la Maurienne. Les étapes suivantes auront lieu à Lanslebourg

Aussois, le départ (avec sponsor débile...)

Le prologue : 9 km et 250m de déniv 
A effectuer le plus rapidement possible pour accéder ensuite aux sas prioritaires. On part à 4 toutes les 1'. Ça démarre vite, on traverse fissa le village avant d'enquiller une première méchante bosse. Arthur est en forme et passe devant. Il le restera. Cette première approche de la Transmaurienne est violente, belle mais violente pour un vieux diesel comme moi. Le couz m'attend à l'arrivée et on termine dans les 130. Les dés sont jetés le cousin est en forme.

Reco du prologue parmi les fortifications d'Aussois

Etape 1 : 51km - 2000m de déniv
C'est notre baptême du feu, notre première étape de montagne. Le parcours est dessiné comme un trèfle à 3 feuilles. 3 boucles avec à chaque fois un passage dans le village. La première boucle semble simplissime sur le schéma d'altitude du "road book". Ma qué m'a dessiné cette merda ? On se prend 700m d'entrée avant de finir notre première boucle! On est légèrement surpris par la difficulté... La deuxième boucle est "typique" de la Transmau avec une longue montée bien large, pas technique et pentue enchainée par une descente de rêve dans les sapins. Longue je disais puisque l'on va grimper pendant plus de 9 km sur cette pente moyenne de plus de 8%. La dernière boucle sera la cerise sur le chameau! Grosse montée pour finir. On l'a fait, Arthur monte et descend à fond, va falloir le suivre. 

Etape 2 : 62km - 1650m de déniv
Etape de transition d'après le speaker! Je vais te le mettre sur un vtt ce bourricot. C'est vrai que cela passe mieux que la veille mais quand même. Durant cette journée nous allons remonter la vallée de la Maurienne pour faire demi-tour au village d'Ecot. Sorte de paradis terrestre montagnard où le film "Belle et Sébastien" a été tourné. Pas mal de passages roulants et de la grimpette avec une incursion dans la vallée du Roubion par un passage de 2 km à 12% (1,2 km à 15%!). Une belle étape avec de très jolis singles techniques. Super, sauf pour Arthur qui casse la gaine de son frein arrière en milieu d'étape. Il finira au frein avant! Enorme quand on connait les passages empruntés. 

Etape 3 : 57km - 1900 de déniv
Etape la plus dure sur le papier, on enquille d'entrée la plus longue bosse de la semaine : 1100m de déniv, 16km de long et une pente moyenne à 7%. Au début, ça passe bien mais une fois en haut, ben on n'est pas encore en haut! On va se taper la dernière partie dans une sorte de cirque (version Réunion) à flanc de falaises pour enfin atteindre les 2465m d'altitude. La descente sera juste incroyable. Tu tombes, tu fais juste 100m de chute! Arthur, le roi de la descente s'éclate mais je prends aussi mon pied. Personne ne fait le farot mais on enquille! On surplombe le lac du Mont Cenis que l'on va contourner et remonter par l'autre versant. Encore une fois, une jolie bosse nous attend avant la bascule finale. Une montée dans l'herbe et on peut le dire, l'herbe ça rend pas bien sous les pneus de vtt. La fatigue est là et le sommet il est tout la bas! On donne (presque) tout pour avoir le droit de faire une superbe descente sur le village d'arrivée à Lanslebourg. Etape où l'on a vraiment forcé pour voir... et c'est passé.

Lac Mont Cenis, quelle étape!

Etape 4 : 42km et 2100m
Etape la plus courte mais pas la plus facile, certes non! D'après le schéma d'altitude, on a 20 km peinard (descente de la vallée) avant de se taper the bosse of the day. Sauf que chat échaudé craint l'eau froide... et on a bien fait :  20 km quasi à bloc (c'est la dernière étape!) avec de la bosse par-ci par là pour te mettre le cœur à l'envers. Limite rupture. Ravito vite expédié et boum la montée. Arthur a toujours la banane et monte devant. On va se cogner 10 km de grimpette qui seront pour le team (après réflexion) la plus hardcore. Pendant 7km, de la piste large avec du 8 à 11%. La routine quoi, puis un petit ravito et pan 3 bornes dans les Alpages avec du vent et de la bruine. Et c'est là qu'il faut un peu de mental! Quand tu vois des guss à dache dans la montagne et que toi t'es en bas avec tes petites jambes et ton petit coeur... Faut tenir. Au début de ma vision du supposé sommet (il n'y a jamais de fin en montagne), je prends un éclat. Heureusement ça ne dure pas et je vais monter ces lacets d'Alpages avec "facilité". Arthur reviendra dans la descente comme d'habitude. Je me dis (avec "fierté") que la Transmau est pliée et j'aborde la descente tranquillou. Je suis ultra prudent, il pleut et ça glisse par endroit. Je suis seul de chez seul pendant la première partie. Puis Arthuro arrive pour remettre un peu de rythme. Qlq faux plats à bloc, redescente et le bonheur d'en finir.


Congelés mais heureux

Contents d'en finir mais on en aurait bien repris une gorgée. Notre organisme s'est habitué à ces 4 heures d'effort quotidien. La routine quoi...
A l'arrivée, nous aurons le droit à une tartiflette (vraiment pas bonne) pour se réchauffer. Pas grave, on fera honneur au repas. Le temps de digérer, nettoyer et ranger la matos et on repartait au restau avec notre gentille propriétaire du studio pour une deuxième couche de tartiflette! 

Temps forts

Le prologue
passage dans des fortifications 
singles de folie
superbes passages, hardcore

1e étape
La première boucle à priori simple mais 700 de déniv avant d'attaquer les choses sérieuses, usant psychologiquement
La grosse montée, notre initiation à la montagne
la descente magnifique, magique...

2e étape
La vallée d'Ecot au bout du monde
la montée de 2 km du Ribon (au dessus de Bessans)
La descente et sortie du vallon
La piste des chasseurs

3e étape
La montée sans fin jusqu'au col de Sollières
la descente ultra technique sur le lac
la remontée vers le col du Mont Cenis
La superbe descente finale

4e étape
Un première partie quasi à bloc pendant 20 km
Une montée interminable avec le vent et la pluie au sommet
Une fin de descente humide mais ultra fun
 L'arrivée avec la sensation d'avoir vécu de beaux moments avec le couz 

On remet ça dès que c'est possible!

samedi 1 août 2015

Xterra Italy - Scanno Juillet 2015

Trop chaud en France, trop chaud dans mon pays. Je suis cuit malgré un entraînement ultra limité. État de forme à priori au top mais en absence de sommeil profond je suis miné de l'intérieur. Chers fidèles lecteurs, je pose ici un postulat dont la démonstration sera effective à la fin de ce récit.

Ceci étant posé, le jour J est là! Oui le J de jour... Départ à 11h dans le joli (avec un J) petit lac de Scanno pour 350 triathlètes environ. L'eau est à température idéale pour nager en combi. La canicule n'a pas sévi au point de nager en zlib de bain arg gut.

Les pros partent 5' avant nous accompagnés par une 10e de tricheurs AG partis trop tôt. Et pas un pèlerin pour leur taper dessus depuis un paddle ou un bateau. C'est toujours border line l'organisation d'un xterra...

Pas grave, nous les purs, les vrais, les déglingos, on part quand on nous dit de partir. Et je pars devant! Je vais nager sans être trop gêné. Tout le monde doit (déjà) être devant...

Sortie de l'eau en plus de 25'. Une tanche le gars (pas le poisson, ne mélangeons pas tout, le gars qui est nul en fait), j'avance plus. 

Prenons un peu de hauteur dans ce récit. Y-a-t-il corrélation entre la fréquence des entrainements et la performance en compétition... vaste débat que je peux trancher en 2.2. Réponse par abonnement à 110 euros/mois. Prix d'amis de Blogger...

 La natation à Scanno, c'est toujours un poème. Le lac est assez grand pour faire un parcours nickel avec 2 ou 3 bouées et bien non. On se la joue poète avec "hum, je mettrais bien oune bouée par ici et pouisse non, un peu plouss à gauche, voilà c'est ça..." (prenez l'accent italien en lisant cette phrase c'est plus drôle...). Bref on part là, on revient en sens inverse et que je te triche par ici et que je te coupe par là... Champions les gars!

Un départ en souplesse

On sort de l'eau pour "sprinter" au parc tout en se déshabillant. Certains enlèvent la combi juste à la sortie de l'eau, d'autres au parc. C'est ultra stratégique le truc.

I'm ready to go, if you say so (Martin Solveg...). Prêt à bouffer de la déniv par tous les orifices. Oui oui j'en aurais pleins le c.. ! Le Xterra Scanno est une épreuve de montagne. Il n'y a pas de plat ou presque. On sort du parc pour s’emmancher la montée au village, traverser les ruelles en pentes puis sortir de là pour grimper en haut des pistes (premier tronçon uniquement, on n'a pas le forfait 3 vallées).

1300m de déniv au total, soit la même quantité qu'à Xonrupt mais avec 10 km de moins. En réfléchissant 2 secondes, on se dit qu'il y a un peu de pente... 

Le profil du truc, pas très impressionnant en fait, arg je meurs
Sylvain et Stéphane, mes compagnons de séjour me dépassent avec aisance. Ils me déposent et m'enrhument avec une facilité qui confine au génie. Francis doit être à des années lumière. Qui a bridé mon vélo, qui ?

Pour la première fois en 3 éditions, le terrain est sec. Oui mesdames et messieurs, le terrain est sec. Pas besoin de s'accrocher aux branches en descente. C'est toujours un peu technique mais rien à voir avec la patinoire boueuse des années précédentes. On peut rester sur son vélo!

Passons sur ma performance vélocipédique, je me traine mais alors je me traine que si je vais plus doucement je perds l'équilibre. Scanno mérite d'être à 100% de ses capacités, pas 95 ou 90 juste 100%! Si t'es pas à bloc tu souffres comme un malade. Moi, j'ai choisi l'option "malade". Je préfère souffrir que d'être performant. 

Mais qu'est ce qu'il raconte le jéjé ? La vérité si je mens! Quand tu es en forme, tu peux te massacrer, ça passe toujours psychologiquement et physiquement. Quand tu n'es pas bien, la douleur encore une fois psychologique et physique est insupportable. j'en fais pour la xème fois l'amère expérience. A Scanno, ça pique encore plus parce que tu n'as pas le choix. Soit tu grimpes sur ton vélo soit tu prends l'option rando. 

Après plus de 2 heures de "plaisir", je pose mon vtt dans le parc. Je ne sais même pas s'il y a du monde. Je ne regarde rien! 

Course à pied, top c'est parti. J'ai décidé d'adopter la même technique qu'à Xonrupt : montée version tracteur. C'est dur, c'est raide mais on monte en courant. Mes fesses oui. Je rattrape Francis (il est aussi dans le pâté) dans la première bosse en courant puis... j'abandonne l'option tracteur pour l'option rando pédestre.

Ca va être long tout ça, très long. Passer son temps à marcher, courir, marcher. Je vois Francis de temps en temps, il est repassé devant et traine sa peine comme moi...

Au final, j'en ai plein le dos et termine en un peu moins de 4h. J'ai presque honte d'écrire ce temps pourri mais c'est comme ça. Quand on n'est pas bon, on n'est pas bon. 7e AG, c'est dur dur. Vivement la prochaine en pleine forme.

Le calme après la tempête au lac de Scanno

Stéphane, mon coloc de chambrée termine 1er de notre caté. Il a fait une course énorme et mérite sa victoire. Il est heureux l'animal!

Sylvain termine 5e de la caté des jeunes de 40-44 avec une belle course lui aussi alors que Francis termine derrière... un peu plus loin.

Didier le Belge termine quand il termine et passe à la deuxième place du classement général européen! 

Chez les pros, Ruzafa n'a plus d'adversaires à sa taille et termine facile. François Carloni alias Carlo le roi de la tchatche fait une très très belle deuxième place devant un autre espagnol Roger Serrano. 

Chez les filles, Erbenova termine 1ère malgré l'enchainement de courses, quel talent! Wasle fait 2 et une française fait 3 avant de se faire disqualifier (pas jolie jolie sa triche et son explication post race, digne d'un dopé du Tour de France!). Membre du team de Nico Lebrun, je lui souhaite bien du courage pour continuer à travailler avec une telle menteuse-tricheuse. Il n'y a pas d'autres mots.

Il fait encore soleil en cette fin d'après-midi, les gars sont affamés. Pas moi! On passera quand même la fin de la journée à boire et à manger! 

See you in England for the last one. D'ici là,je vais aller faire du globule dans les Alpes sur une super course de 5 jours en VTT. I'm ready to go.......

Un grand merci à Francis, Sylvain et Stéphane qui m'ont accueilli et invité pendant ces 3 jours. Et la prochaine fois, le Stéphane je vais le bouffer tout cru (enfin je vais essayer). Encore bravo à lui pour sa super perf.

Le mec à gauche a gagné aujourd'hui, le mec à droite a gagné en Grèce et moi et moi et moi...




vendredi 31 juillet 2015

Postrace Xterra Scanno - Juillet 2015

La course est finie, on se retrouve avec les potes pour une bonne douche à l'appartement. On n'est pas super frais. Surtout moi. J'ai les cheveux qui poussent à l'intérieur. Et il faut remonter au village en vélo avec tout le bazar sur le dos, les jambes en bois et la tête comme une choucroute.

Faut remonter là haut

Une bonne douche et ça repart. Les gars ont super faim, on enquille donc du panini et de la mini pizza au bar de Scanno down town avec du houblon pour les hommes et de l'eau pour les jeunes comme moi. Didier, François, Stéphane, Francis, Sylvain et moi mangeons de bon cœur.

La remise des prix a lieu au lac, retour à la case départ mais aucun mais alors aucun d'entre nous n'a envie d'y aller en vélo.

Heureusement, Didier the boss of the road a pris sa Fiat Pandi Panda. Ouf, nous ne sommes que 8 voire 9 à vouloir descendre. Roger Serrano, spanish de son état, accessoirement 3e de la course se joint à nous avec un autre pote. Tentative de record dans la Panda. C'est parti pour une descente avec virages au frein à main. J'ai un peu flippé ma race mais c'est passé.

Roger, Sylvain et moi assis à côté du pilote belge Didier (pas sur la photo)

Une petite halte à la remise des prix pour... manger et boire d la brochette et du houblon. Stéphane monte sur la plus haute marche du podium. Heureux mais heureux comme un gamin qui a reçu le plus beau cadeau de Noël! Ca fait plaisir à voir. Un peu saoulant à la longue le Stéph avec son compte rendu de la course (il a couru en 3'45 le dernier kilo, monté à x km/h, descendu à vitesse max de... et j'en passe) mais un tel bonheur fait plaisir à voir. 

Heureux le Stéph

Les courses à l'étranger c'est aussi un moyen de faire connaissance avec des triathlètes venant de partout. Même du Nord. Je fais la connaissance d'un triathlète français de Dijon, bien connu du milieu Xterra, Gerald qui se joindra à nous pour une petite balade à Rome. Sympa

Bon, on fait quoi maintenant ? Ben on va bouffer un peu et puis accessoirement boire... Re Scanno pour trouver à manger. on est limite en hypo... Restau dans Scanno avec la même troupe de furieux francophones. On voit passer le "pro" Jim Thys et sa copine qui trinquent en vitesse une gorgée de vin avant d'aller se coucher. Le gars a une réputation de professionnel de la profession à défendre! Puis c'est au tour de Karina Wasle de venir passer un peu de temps (avec papa) à notre table.Jambons, fromages, vins, dessert, je suis gavé comme une oie.

Bon, on fait quoi maintenant ? Direction la place centrale de Scanno où l'on se dirige vers un bar "fermé" mais ouvert en private access pour les athlètes présentement présents!. Musique, glaces, boissons à gogo et c'est le proprio qui régale! 

On retrouve pour la première fois après une course, the king of Xterra : Ruben Ruzafa, the world champ. Que du beau monde pour boire et rigoler un bon coup. 

Le Carlo, le Ruben et le Roger

De gros bols de Mojito seront préparés pour la troupe de triathlètes présents. Ambiance bien sympa.


Ça déconne à gogo et j'ai les dents du fond qui baignent. Les potes me charrient parce qu'à chaque fois je n'ai plus faim mais ils me retrouvent avec un morceau de nourriture dans la bouche...

Cédric (Lassonde), absent cette année, à qui j'envoie un message pour lui dire qu'il manque de la bonne musique pour que l'ambiance soit top m'indique un alcool inconnu pour moi : la grappa.

Le patron me fait gouter le truc : j'ai les poils qui s'hérissent. Alcool fort!

Il est tard, c'est l'heure d'aller se coucher avant une petite balade dans la deuxième ville la plus belle du Monde : Rome. La première étant Paris comme tout le monde le sait.








mercredi 29 juillet 2015

Voyage pré race Xterra Italy - juillet 2015


Je me suis pris au jeu. Le Tour européen d'Xterra prend en compte 6 manches et ben je vais en faire 6 pour tenter de remporter la palme continentale en AG de vieux. Cette course en Italie est l'avant dernière de la série (pour moi).

L'organisation du voyage est au top. Quand je dis l'organisation,, je parle de moi et de mon ordinateur à booker!  Le parking à Marseille est réservé, le billet d'avion chez BryanAir est ok, la voiture de loc m'attend à Rome et mon pote Francis m'invite à partager son B&B à Scanno avec Sylvain et Stéphane, Nordistes dégénérés comme lui (je plaisante). 


What's up Brian ? 10' de retard à l'aller, 3/4h de retard au retour....
Que demande le peuple, du sang et des larmes ? Ça sera pour Dimanche!

Départ de la casa vendredi en fin d'après-midi pour attraper mon vol à MRS et atterrir tranquillou à Rome. Le vol décolle avec 10' de retard, un (mauvais) signe ?  J'ai quand même la chance d'être passager prioritaire et number one dans l'avion. Étant donné ma taille hors norme, je peux enfin étendre mes jambes.

Première phase si vous l'acceptez : vous avez 1/4h pour récupérer vos bagages.
Une fois à Rome, je file chercher mon vélo aux bagages hors gabarit. Pas de problème, à la lumière verte, une espèce de limace va chercher le "hors format" derrière une porte blindée et ramène les colis dans la salle principale. Sauf que le gars part de temps en temps pour aller bouffer, cueillir des cerises et pisser un coup. Le premier quart d'heure d'attente, tu n'y fais pas vraiment attention. A la fin de la première heure, le mec t'as qu'une envie : le buter!

Il arrive mon vtt, il arrive, enfin dans qlq temps
Au bout d'1h 1h15 je me décide à aller au guichet "plaintes et pleurs".  Et miracle de la technologie moderne, au même moment, mon VTT arrive dans sa jolie housse... Je ne dis pas merci en partant. ...Culo...

Deuxième phase enclenchée : vous devez récupérer un avion de chasse à 4 roues en moins de 30'
Opération récupération de voiture de location. Je sors et file aux Rental car offices. Toutes au même endroit sauf la mienne. Heu non Monsieur, ils sont à l'extérieur de l'aéroport il faut prendre une navette au Terminal 3. Je retraverse grosso modo la moitié de l'aéroport avec ma valise vélo et mon sac a dos avec un petit 30 degré pour perdre un peu de gras. Il est 23h30 et il faut que je trouve cette navette. 

Personne mais absolument personne ne connaît cette putain de compagnie de location et la navette susceptible de m'y emmener. Je téléphone au numéro indiqué, ça répond pas! Ça sent le cramé garçon. 

Action, je fais le T3 au niveau des arrivées, des départs... en long en large et en travers. Dégun. Bon je fais quoi maintenant. Je me décide à prendre un taxi pour aller chercher cette voiture. 35 euros pour faire 2km. Je traite le mec de tous les noms et cherche un bus pour m'emmener. Of course je ne trouve rien. Rebelote taxi, le tarif est descendu à 25 euros. Let's go. 

Un mec en BMW m'emmène à 200... Doit être pressé le gars. On trouve tant bien que mal la compagnie et c'est fermé. A ben zout alors. L'affaire se complique. Je retourne à l'aéroport pour tenter de trouver une autre voiture de location. Il est 23h50. Chaud. Le taxi me dit que tout est fermé et me propose un hôtel 25 étoiles où travaille son cousin. M'en branle moi de son hôtel, je veux juste me casser de Rome. 

Je cours encore une fois dans tout l'aéroport pour arriver au desk avant minuit. Il reste environ 5 guichets ouverts. Ouf je vais pouvoir choisir la compagnie.. Que nenni. Pas un seul pignouf n'a une voiture dispo. Mais y en a pleins les parkings! Niet Boris, il est minuit moins 2 et ils n'ont plus envie de se faire braire.

Avis, la dernière compagnie que j'interpelle accepte de me louer une voiture. 220 boules pour 3 jours. J'ai une Ferrari pour ce prix là ? J'ai pourtant dit "the cheapest price". J'aurais une Fiat 500... Une grosse bouse pour embarquer mon vélo. 


La voiture idéale pour transporter un vélo


Je passe sur le temps perdu au guichet. A croire qu'il rédige le contrat à la main. Re 15 bornes avec les bagages pour aller chercher la bagnole. J'en peux plus. Je me casse. Il est presque 1h du matin...

Troisième phase retardée mais opérationnelle : rouler,rouler jusqu'à destination
Le GPS fonctionne, j'ai à boire et à manger. Aventi la musica. Pas de musique d'ailleurs, je n'ai pas d'antenne sur la voiture. Black cat, série en cours

160 km à avaler principalement sur de l'autoroute. Je vais te torcher ça en 1h30. 

Sauf que non. Quand t'es chat noir, t'es chat noir jusqu'au bout. Après 80 bornes, la Fiat se met à déconner grave. Plus de puissance. Je monte à 60 km/h dans les bosses. Les camions me doublent. Le moteur, d'après mes compétences mécaniques aléatoires, fonctionne sur 3 cylindres au lieu de 4. 

Resituons l'action. Il est 2h du matin bien tassé, je suis dans la pampa italienne au pied des Abruzzes et ma voiture ne fonctionne plus... 

Dis moi garçon tu stresses un peu ou pas ? Là, franchement je suis dans le rouge. Faut que ça tienne jusqu'au bout. Je ne sais pas si je vais réussir à monter à Scanno. C'est quand même un village perché qui sert de station de ski l'hiver.

J'y arriverais avec 3h de retard sur mon planning. Et la voiture se remettra à tourner rond après avoir redémarré une fois arrivé...

Quatrième phase si vous l'acceptez : trouver votre lit sans mode de transmission moderne ni réveiller la population indigène.
Pas fini tout ça. Je dois rejoindre mon B&B dans le centre du village (voie piétonne). Je suis censé téléphoner à Francis quand j'arrive. Sauf que mon téléphone déconne depuis plusieurs heures je n'arrive ni à téléphoner ni à envoyer un sms. Schwarz katze for ever.

J'arrive devant l'appartement et balance en pleine nuit dans la rue : Francisssss. L'animal m'entend, apparait à l'étage tel le messie et descend m'ouvrir en 2.2. Yes, je suis arrivé. Il est temps de dormir et de rêver à ma course...

Et au réveil je vois ça!

What's up dude ?

Mes collègues de chambrée m'ont laissé le meilleur lit dans le fond à gauche de la petite chambre en compagnie du vieux Stéphane. Je ne sais comment les remercier de tant d'attention. D'ailleurs, ils sont au petit soin pour moi et m'apporte un plateau de fruits frais accompagnés de délicieuses pâtisseries pour un réveil en douceur..... 

Ouhouh, réveille toi, oui c'est vrai je rêvais mais une forte odeur ou un bruit de détonation a vite fait de me faire revenir à la réalité. Sylvain, Stéphane et Francis, pétomanes avertis me souhaitent la bienvenue à leur manière : avec le bruit et l'odeur.

Je suis au paradis et mes potes viennent de me le rappeler.

jeudi 9 juillet 2015

Xterra France - Vosges Juillet 2015

La plus grande, dure, festive, relevée, courue... des épreuves d'Xterra in the world ! Même à Hawaii, ils ne font pas le poids. Faut y faire un tour pour bien comprendre le truc. Plus de 2000 coureurs sont présents lors de ce we. Epreuves pour les jeunes, épreuve "eliminator" de vtt, triathlon "court" (d'une durée quasi identique à des épreuves "longues" classiques) et Xterra France alias la boucherie vosgienne s'enchainent le samedi et le dimanche .

Mais si ça se bouscule chez les amateurs ou Age grouper, les "Pros" sont nombreux à faire l'impasse. Ce triathlon est tellement difficile qu'il laisse des traces et pas uniquement sur la trifonction. 1,5km de natation, 40 km de vtt (1350 de déniv) et 10 km de cap (300m de déniv) composent ce menu trop indigeste pour beaucoup de cracks.

Départ à 14h en pleine chaleur. Le soleil ne nous a pas quitté depuis des jours. La Lorraine croule sous la chaleur. Et la conséquence de ce réchauffement se fait sentir dans l'organisation de ce triathlon : combi de natation interdite. Eau du lac trop chaude. D'habitude, la température culmine à 19 voire 20°C mais là au D day, le curseur pointe à plus de 24. 

La zone de départ de Xonrupt est un des endroits les plus nuls pour envoyer 900 coureurs nager. C'est tout petit et les triathlètes veulent tous nager dans la même direction, les cons. Comme d'hab, avec les potes, on se place sur le côté. Le parcours est simplissime : une grande ligne droite de plus de 700m, 2 bouées à contourner et retour vers la zone de transition. 

Dis tonton pourquoi tu tousses ?
Boum, c'est parti. C'est assez dégagé devant, les nageurs les plus rapides sont à droite... nous sommes à gauche. Au bout de 6-8 min, je suis pris d'une crise d'angoisse. Je n'ai plus envie de nager, je stresse, j'ai envie de mettre la flèche. Heureusement, je vois Francis à côté de moi et ça me rassure. Mais l'envie n'est pas là. C'est la deuxième fois que je vis un sale moment en pleine natation. Pas agréable comme sensation. Je continue à m'accrocher à mon pote mais je le quitte avant la bouée. Il part trop à gauche. Le retour sera plus serin même si je distingue des gars qui normalement se retrouvent bien derrière moi... La loose de début de course.

Heureux de quitter l'eau, j'ai eu des sensations de merde (En Espagne je m'étais régalé, va comprendre Charles...). Colin est sorti de l'eau depuis 3 minutes... Francis est juste derrière, Greg n'est pas loin...200m de course à pied pour rejoindre son vtt dans une foret de vélo. Transition assez rapide et en avant pour le gros morceau de la journée. 

Le petit plus vosgien

Je suis là pour ça! Comme d'hab, je me déplace sur les Xterra pour faire un parcours vtt de dingo. Perso, je n'aime pas trop le tracé. Trop de pentes (on a des pourcentages de fous à certains endroits), montées trop longues (la première fait grosso modo 5,5km), très peu de belles descentes techniques... C'est farouchement physique. Pas pour moi à priori. 

Concentré
Je démarre les première difficultés en perdant des places. Je me dis "c'est vraiment pas mon jour". Je vois passer des filles pros que j'ai l'habitude de déposer et Greg qui me passe aussi trop rapidement. Mais ça, c'était avant. Avant les grosses pentes que je vais mater on the bike pendant que ça pousse de partout. Je passe comme un tracteur parmi les randonneurs. Sans à coup, je gère la crise sans me péter les quadris. Mon plateau Osymetric est au top dans ce genre de situation.

A la fin de la première grosse difficulté, je pointe dans les 140... Aïe, j'ai encore du boulot. Dès la fin du premier tour, j'ai repris une bonne partie de ceux qui étaient partis plus vite que moi, notamment les fiffilles. Le deuxième tour sera "meilleur" que le premier, je ramasse du monde et fini 88e au parc. Colin est loin, Greg a fait un vélo de fou, Francis a calé et pour ma part j'ai géré comme un brutus. Ma différence de temps entre les 2 tours vtt sera une des plus faibles avec à la clé un très bon temps (à mon humble niveau) pour ce 2e tour malgré un joli salto dans la boue.

Je dois rattraper Koblmuller...!? (comprend qui peut!)
Cousin Arthur m'encourage à fond et me donne des temps de passage. Je suis à X min de Colin... et Francis est loin. Ça a le mérite d'être clair... Les Vosgiens m'encouragent aussi, je suis un peu vosgien vu que je viens de passer 4 jours dans la famille de Colin! Pour un peu je prenais l'accent (oh non pas ça)
 
Que me reste-t-il dans le coffre pour ces 10 km de Trail ?  J'arrive à courir. Objectif tracteur en montée! Je cours sur 99% du parcours. Pas vite certes mais suffisamment pour prendre 2 min à Greg, 6 min à Colin, faire quasi jeu égal avec Francis et taper Benoit et Yannick! Pour une fois que je cours à la même allure que les gars autour de moi, je ne vais pas bouder mon plaisir. Je gagne une place (!) ce qui change mes habitudes.


Je suis là au fond, merci cousin pour la photo

En conclusion, je me suis bien amusé (sauf dans l'eau, quelle horreur!) sans trop souffrir. L'analyse de mes pulsations cardiaques sur le vtt montre une trop grande gestion de l'effort. 159 bpm moyen. Pour moi c'est limite cyclotouriste! La contre partie, c'est une course à pied identique aux autres coureurs autour de moi malgré un manque cruel d'entraînement.

Les potes en AG:
Benoit Lalevée termine 38e en 4h00. A 50 balais ça le fait! 2e M3
Yannick Rush termine 65e en 4h07 et rate un peu sa course... 6e M2
Greg Bouchet termine 66e en 4h08, 6e M1 (vainqueur 2014 quand même)
Colin Clément alias le pro termine 79e en 4h10 et 12e chez les jeunes
Oui Oui termine 87e en 4h12, 7e en M2
Francis Perry termine 108e en 4h18, 17e en M1
J'ai pas trouvé Sylvain Adam! Mais t'es où ?
Le niveau des amateurs est juste énorme à Xonrupt, Maui sera-t-il aussi relevé ???

Chez les pros mec, Ruzafa est 5 crans au dessus des autres. Carloni termine 3e. Chez les pros filles, Muller termine 1ère et 30e au scratch! Erbenova 2e et 35e au scratch! Et une française Coralie Redelsperger cartonne en prenant la 3e place et 56e au scratch. Sacré niveau.

Mais ma journée n'est pas finie, il est 20h et je dois partir retrouver ma petite famille et accessoirement le boulot. 800 km m'attendent. Je vais te bouffer ça d'une traite sans même m'arrêter pour aller aux wouawoua. Heureusement, expérience aidant, j'ai fait mes provisions de bouffe et de coca. Au final, ben je prends 3 kg grâce à 4 sandwichs jambon au pain hydrogéné + 8 cookies et 2 croissants industriels + 1l de coca et j'en passe. Je suis dans mon lit à 3h du matin, yes! Réveil à 7, pas yes. Et je remercie ces putains de radar.

Prochaine étape en Italie avec Francis, Sylvain, peut-être Patrick le Colombien et très certainement pleins d'autres débiles du triple effort,  see you in Scanno










mercredi 8 juillet 2015

Les Vosges sous le soleil - Juillet 2015

L'appel des Vosges, vous connaissez, non ? Moi non plus mais j'y vais quand même! Colin Clément, mon jeune pote d'Xterra m’accueille avec cousin Arthur dans la maison familiale à Saint Amé.

Après 8h de route, nous arrivons le mercredi soir pour un dîner sympathique en extérieur. Il fait méga chaud sur toute la France. Il fait archi chaud dans les Vosges. Presque comme dans le Sud au mois d'aout, c'est dire.

Jeudi, Colin a prévu (Colin a tout prévu!) d'aller rouler sur le parcours du Xterra à 9h00.00. Une reco bienvenue pour se dégourdir les jambes. Francis Perry, mon vieux pote d'Xterra (il a presque mon âge) et voisin de Colin se joint à nous pour qlq tours de manivelles. 

Nous partons à 4 pour 20 bornes de vtt. L'épreuve de dimanche est composée de 2 tours identiques. Un seul suffira pour la reco. 1h30 quand même.

Je dois être naïf ou niais ou très fatigué ou vraiment mauvais ou trop vieux ou les cinq à la fois mais cette reco est tout sauf cool. Les deux débiles vosgiens appuient sur les pédales et embrayent comme des malades alors que je suis collé! Ils sont impressionnants. Dur dur, vivement dimanche soir que je rentre chez moi. Heureusement que cousin Arthur est de temps en temps derrière.

Vite une photo avant que les fous ne redémarrent
Le parcours vtt me semble très dur et je me verrais bien avec un plateau plus petit pour gérer au mieux ces 40 bornes et ces grosses pentes qui apparaissent un peu partout (ma course dimanche sera heureusement plus rassurante). Ouf, on a fini la reco, direction Saint Amé et piscine chez Francis. C'est bon ça


Après l'effort, le réconfort

Colin a prévu une petite natation en eau libre à 19h12 et 15". Colin prévoit tout! Francis est toujours de la partie. Cousin Arthur a mis la flèche pour un petit AR à Annecy. Natation cool... Colin a mis sa speedsuit parce que Colin prévoit tout... L'eau est bonne et une natation sans combi s'impose. Je nage derrière Francis pendant que Colin fait l'avion. 20 min de baignade sympa ou je m'entraîne à drafter Francis... Ça me servira pour le jour J!

Vendredi, Colin a prévu d'aller courir avec départ à 9h00.00 à Xonrupt parce que Colin prévoit tout. Nous partons Francis, Colin et moi pour 5 km. Pour une fois, l'entraînement me semble facile et les deux gringos sont raisonnables. Çà doit être le retour de l'état de forme...

Samedi, Colin a prévu de ne rien faire sauf regarder le Tour de France à 14h00 parce que Colin prévoit tout! Il est aussi prévu le nettoyage et la préparation du vtt et là Colin prévoit aussi tout (je vous passe le cérémonial rasage de jambes 48h et 28' avant la course)! Pression des pneus, fuite éventuelle, modèle de pneus, protège machin anti truc... Colin passe un certain temps ou un temps certain devant sa machine. Ruzafa est un amateur à côté de Colin. Nous avons tous nos TOC, j'ai trouvé celui de Colin! J'en profite pour aller voir le cousin sur son lieu de travail situé à 30 km.

Colin a prévu de se coucher tôt parce que Colin prévoit tout. Nous dînons comme à chaque repas dans le jardin (nous sommes dans les Vosges quand même). Arthur nous a rejoint. La météo n'a pas évolué. Il fait très beau et très chaud! 

La pression monte dans la casba... Il est l'heure de se coucher. Enfin presque, juste le temps de s'inscrire à la TransMaurienne Vanoise (5 jours de course vtt en montagne) pour préparer Cape Epic... et de prendre 2 billets d'avion pour Cape Town. Routine quand tu nous tiens.

Dimanche, Colin a prévu de partir à 12h15, nous partirons donc à 12h15 en convoi avec Greg et Francis accompagnés de Manon.

Cousin Arthur est déjà sur le lieu de la course puisqu'il tente d'obtenir un dossard sur le xterra "light". Au dernier moment, à 7h50, l'organisation lui file un dossard pour un départ à 8h. L'animal partira après tout le monde à la bourre pour son premier triathlon. Mais sur les 850 partants,il finira 120e ! Un phénomène ce cousin. Il a prévu de faire le "grand" l'année prochaine!

Un grand grand merci à Joël, Ana et Colin pour leur accueil. Merci à Francis, merci à la grande sœur de Colin pour son soutien lors de la course... et merci Les Vosges. C'est chouette sous le soleil et encore merci Colin parce que ça aussi il l'avait prévu.







jeudi 2 juillet 2015

Raid VTT des Portes de Provence - Juin 2015

Le team Cape Epic est en place pour la première fois. Du lourd avec le cousin et moi-même aux commandes. Au programme un raid vtt de 2 jours et de 170 km.

Ce team...

Nous avons choisi la formule "all inclusive" avec spa, jacuzzi, massages..., je plaisante. Nous sommes accueillis dans un Lycée de la ville de Saint Paul Trois Châteaux dès le vendredi soir. Ce sera le camp de base pour ce WE d'endurance longue...

Quel que soit le partenaire, c'est toujours le bordel

Tout est top, l'accueil, les chambres à notre nom, ce lycée rien que pour nous, les bénévoles... Ambiance zéro prise de tête et zéro "star" à deux boules. Tout le monde est là pour prendre du plaisir.

Départ le lendemain à 9h pour 90 km mais les organisateurs ne sont pas sûrs de la distance. Ce sera le seul reproche du we. 5 clubs co-organisent et visiblement aucun n'a effectué le parcours en entier. Ça peut sembler anodin comme remarque mais 5 km de plus au début de l'étape, c'est pas un problème (lol) mais quand vous avez 75 bornes au compteur et que "normalement" vous êtes arrivés, ça énerve un peu!

Les organisateurs attendaient 200 personnes, nous ne sommes de 42. Dommage pour les absents. Le départ est donné à Saint Férreol à proximité de Bollène pour une arrivée à Saint Paul 3 châteaux. Ça fleure bon le patrimoine tout ça!

Oh Mon Château oooo tu es les plus beau des châteaux...
Nous partons en tête avec Arthur, histoire de filmer à la Gopro notre exploit! Dès la première bosse, des vététistes s'échappent. Arthur a la banane et enquille assez fort. Il est bon ce petit.

Le parcours est exceptionnel pendant les 35 premiers kms. Bump and jump, single de dingo, bike park... mais pourquoi aller en Afrique du Sud, on a tout ici. Juste fantastique.Arthur prend du plaisir (moi-aussi!) et continue d'enquiller..

Magnifique
Mais ça c'était avant, avant la sale bosse pleines de cailloux au km 40. La garce, elle l'a mis KO mon Tuture! Sec le cousin. Oulala la journée va être longue. Mange ceci, n'oublie pas de boire... L'animal est touché. Pas grave il s'accroche et la proximité des ravitos a une fâcheuse tendance à lui redonner le moral. Même avant de manger, il refait du jus!

Arthur est carbonisé et un bénévole lui propose de couper court.... le fou
Globalement le parcours n'est pas très dur. Toutes les bosses ne sont pas trop pentues ni trop longues mais le portage au km 70 sera très très dur pour le zincou. Quand on est cuit et que l'on doit faire de la varappe avec un vtt, c'est chaud patate! En plus, le soleil bastonne. Il fait plus de 34°C au milieu de la journée sans un pet d'air pour nous rafraichir. 

Il fait 34° minimum

Nous arriverons à destination de cette première étape en 7h40 après 89 km et plus de 2000m de déniv. et 80 bornes de single! Le paradis du vtt vous dis-je. Nickel chrome, prêts à en découdre dès le lendemain!

Une première journée en souplesse
Une paella nous attend  le soir accompagné d'un petit concert bien rock'n roll!. Bien sympa tout ça. 23h, vite au lit!

L'apéro avant la paella et le concert!
 
Parenthèse "analyse sociologique"du partenaire :

Mon partenaire est un phénomène. Ça commence bien comme analyse... 1m80 de délire! Le cousin arrive à Bollène sans avoir dormi la nuit précédente et sans vtt. Monsieur réparait un moteur de camion! En plein forme pour enquiller 15h de vtt! En plus, C'est moi qui passe lui prendre son nouveau vélo, un Scott Spark 910 dans le Gard! Mais il est comme ça le cousin, à donf, au taquet 24/24. C'est beau la jeunesse.

Pendant le raid, quand il est "bien", il déconne, quand il est mal, il fait la gueule et n'émet plus aucun son. Sauf quand il se casse la goule. Et là ça envoie les injures, mdr! Bref, je suis peinard des heures durant ah ah ah ! 3 hypo le premier jour, on a pas beaucoup parlé ouarf.

Et une hypo, une!

Dimanche : départ de l'étape à 7h30. C'est plus tôt et c'est mieux. On part à la fraiche ou presque. Le vent est présent et rafraichit un peu l'atmosphère. Jusqu'à 10h30, on roule dans de bonnes conditions climatiques. Après ça se complique.

Arthur a choisi de partir plus "sereinement". Les coups de bambou de samedi résonnent encore dans son petit corps. On roule avec un groupe dont tous les membres ont explosé la veille sous les coups de butoir de notre rythme effréné. 

Un passage technique avec de belles marches
On rigole bien en voyant les gars à côté de nous. Il y a les dingos qui roulent à toc dans les premières montées et que l'on retrouve sur le bas-côté un peu plus loin! C'est vraiment fun, ouarf. Arthur gère vraiment son allure et c'est bien. Il se prend au jeu pour lâcher les gars ou les empêcher de revenir! Mental en acier, c'est bon ça.

Il nous reste qlq bornes mais on a choisi le mode "visite" de châteaux

La journée sera encore longue et notre postérieur nous fera souffrir lors des deniers km. L'étape prévue devait faire 75 km, on en aura pour 80! On maudit les organisateurs...  Mais toutes les bonnes choses ont une fin et on terminera ce raid en 6h48 soit un petit total de 14h30 (2 étapes de Cape Epic...). On est chaud patate pour notre prochaine course à étapes : TransMaurienne Vanoise.

En conclusion, ben y a du boulot pour l'un comme pour l'autre. Il va falloir gérer ses efforts mais aussi  faire attention à son petit postérieur, à son petit estomac, aux hypo... Bref pleins de "petits détails" qui peuvent vous miner une course par étapes.

Comme disait le philospohe grec JP Raffarin : notre route est droite mais la pente est forte...

On n'est pas bien là ?