samedi 27 avril 2013

stage sportif - La Londe - 2ème partie

Jour 4 : Le temps est toujours de la partie, alors en avant Guingamp. Sortie vélo de 85 km au programme suivie d'une heure de cours à pied. Ça c'est le programme initial. Des événements dramatiques en décideront autrement (pas mal l'accroche littéraire). Je choisis le parcours LD d'Hyères avec deux belles bosses : Notre Dame des Anges (+700m) et le Babaou (+400m). C'est pas vraiment le parcours que l'on fait si l'on n'a pas les watts. Ben moi j'ai les watts, surtout dans mon ipod. En fait non, j'ai pas d'ipod et j'ai pas les watts. Pas grave, c'est un stage à la dure, 1350m de déniv. je vais te les bouffer en 2.2. Plutôt en 4.4 d'ailleurs. Première grosse difficulté, Notre Dame des Anges, facile, on y arrive après 10 bornes de faux plat avec vent dans le nez... j'adore. La grosse (bosse), je la monterai avec un développement de tétard. La route est longue, la pente est raide, la journée n'est pas finie et ce vent d'est me saoule. 35' pour basculer, c'est long. Et déjà la bosse suivante où je décide de mettre un développement un peu moins ridicule. C'est bientôt la fin, alors on se met un peu la mine. Content de la montée.

Descente du Babaou tranquillou, le vent est un peu capricieux et je m’accroche à mon guidon. Et là dans un virage, je croise Maya l'abeille. Celle-ci a la bonne idée de se bloquer dans mon casque. Que faire ? 1- retirer le casque rapidement ou 2- attendre que Maya se barre butiner. Je choisis l'attente. Tuuuuuut, mauvais choix, Maya me pique et j'entame la solution 2 :  je retire le casque. Elle est toujours là, en mauvaise état, pleine de pollen. Quant à moi, j'ai beau être matinal, j'ai mal (au front). Faut savoir que ce n'est pas ma première rencontre du genre avec les insectes volants. La dernière fois, je suis tombé dans les pommes, affalé contre la falaise tout en gardant la position aérodynamique sur le vélo! Maya, ses frères et sœurs ne m'aiment pas et ça va finir par être réciproque. Bon je décide de poursuivre jusqu'à la maison. En espérant que la douleur n'empire pas. J'arriverai saint et sauf. Pour l'enchaînement course à pied, je décide de mettre la flèche et de traiter la blessure (!). Non seulement je suis sensible à ces "sales" bêtes mais en plus je gonfle comme une baudruche. Du style uppercut de Mike Tyson. Pas bo, pas de photo! 

Fin de journée à la piscine. Je mets les lunettes noires à la  Greta Garbo pour m'y rendre et enfile direct mes lunettes de nat... et le bonnet (incognito). Quasimodo n'aime pas qu'on le regarde! Question séance, ça démarre mal. L'entraîneur est absent, pas de programme à l'horizon et le Bronx dans les 2 lignes avec 30 nageurs de niveaux différents. Jamais vu autant de monde à l'eau, ça sent le début de saison. Ma motivation est au plus bas... Je tente de faire un échauffement, c'est galère mais ça passe. Ensuite je change de ligne et enquille une séance avec de bons appuis et du rythme. Heureux d'aller au bout de mes 4300. Il ne reste que 4 nageurs. La piscine (la nuit) est à nous!

Jour 5 : la motivation décline... pour cette ultime journée de sport avant le retour à la maison (que je n'ai pas quitté en fait). Au programme 2h de vélo avec le club et 1h de course à pied en bord de mer. Programme tenu, trop fort! Le temps est beurk, limite pluie en matinée. J'ai toujours le visage de Quasimodo. L’œil mi-clos et la joue qui commence à devenir bajoue. Font chier ces insectes. La sortie vélo sera rythmée par des accélérations dans les bosses et des bouts de droits avec un excité devant. La routine des sorties club du WE ! Au bout d'une heure je mets la flèche et retourne bosser tranquillou avec 4 associés. J'enchaîne par une heure superbe sur la plage et le sentier du douanier. Qlq changements d'allure viendront dissiper ma lenteur. 

Bilan : ce stage était bien organisé, bravo. Je pense revenir ou ne pas partir l'année prochaine. Le temps était quasi idéal... enfin le vent m'a bien fait chmir. Heu, en fait l'année prochaine pour éviter les courses de bouffe de la smala, la lessive, la cuisine, la promenade du chien, les poubelles, le jardinage...(j'en oublie c'est sûr), je me barre à Lanzarote. Y parait qu'il fait beau (aussi), qu'il y a du vent (aussi), un bassin de 50 découvert (aussi), des parcours de dingues (aussi) et des entraînements vraiment chiadés (pas aussi). 

Demain 80 km de VTT si le temps le permet pour conclure cette belle semaine! Ça va friser les 30h/semaine... vivement la quille.

jeudi 25 avril 2013

Stage sportif - La Londe - 1ère partie

Profitons de ces qlq jours de congés pour faire un peu de sport. Les stages de triathlon ont l'air à la mode. Alors je vais me faire mon petit stage à la maison. Ça me coûtera par un radis et je pourrais profiter de mon petit coin de paradis matin, midi et soir. Ajoutons quand même la routine du bricolage, des courses, de la bouffe et vous aurez une idée de ce stage multisports.

Bon je commence mon stage le mardi, vu que je travaille le lundi et que je me suis mis le compte dimanche. Alors va pour mardi, t'es d'accord, ouais je suis d'accord. 

Jour 1 : tout débute dans la douceur par 2h de vélo de route sur du plat avec un peu de fractionné. Le tout, cependant, poivré de course à pied à bloc pendant 40 min. Pour reprendre des expressions à la mode, ça pique, ça choque, bref ça ramone. Fin de journée prévue : 1h20 de natation avec le club dans mon beau bassin de 50. Mdr, j'oublie l'heure et transitionne illico sur un restau. Commence bien ce stage!

Jour 2 : je choisis d'aller nager 30 min en mer, histoire de remettre la combi. L'eau n'est pas super froide, les mains et les pieds sont nickels mais la tête explose. J'ai dû sortir du lit trop vite et j'arrive pas à nager. En plus un bon vent d'Est me gonfle. Après 3 min d'essai avec Médor (resté au bord, pas fou lui) je rentre à la maison. Je ne sais pas qui à programmer ce stage mais c'est de la m.... J'en profite pour regarder la météo et change encore de programme. Aujourd'hui, sortie longue en vélo de route (temps incertain le lendemain) avec enchaînement en cap. Sortie de 110 bornes dans le vent, ça fait le mental avec 1h de cap derrière. Ben je suis cuit. Moins de 62 kg sur la balance, y me manque un peu d'eau dans les tissus!

Jour 3 : pas de pluie mais le ciel est couvert, il fait limite chaud. On ne va pas se plaindre d'autant que le vent d'Est n'est pas encore présent. Alors c'est parti pour 20 km en bord de mer avec du bitume et du sable au programme. Je me "teste" sur 20 km avec mes chaussures Zoot toutes neuves. On ne voit qu'elles, fluo jaune-orange (sur internet ça rendait pas pareil...), flut, zut, je me suis fait avoir. Une dame en vélo me dira même qu'elles sont jolies. Je ne sais pas comment je dois le prendre. Bref 20 bornes, ça fait qlq mois que je n'ai pas testé cette distance. Je démarre tranquillou et reste dans des puls. raisonnables. Et ça va passer tout seul malgré le vélo-cap de la veille. C'est bon pour le moral. Allure de sénateur certes mais 20 bornes quand même! J'enchaîne par 35 km de vtt sur le parcours du cross triathlon du coin. J'ai la bonne idée d'oublier ma gourde, 2h sans boire... Heureusement les jambes sont encore en vie et je peux me taper les 1000m de déniv. sans trop souffrir. Journée dromadaire! 3e jour sans natation, que fait la police ?

dimanche 21 avril 2013

XC - Tanneron

C'en est fini des courses vtt. La saison de triathlon se profile et les semaines n'ont qu'un dimanche! Alors autant en profiter sur cette (à priori) dernière course qui se déroule à Tanneron (Var). Situé sur les hauteurs de la riviera, ce petit village est chargé d'histoires vélocipédiques. De nombreuses courses et des milliers de cyclistes et vététistes défilent chaque année à proximité. J'y ai par ailleurs trainé mon vélo sur un triathlon. 

Mais revenons à nos moutons. Les courses de vtt (XC), c'est un truc de jeunes. Ça part à bloc, ça accélère au milieu et ça finit à donf ! Ben moi je peux pas. Pas le talent, pas l'habitude... comme dirait l'autre je suis plus en version diesel Peugeot 404 que essence Audi S4. Mais y a pas de mal à se faire du bien (ou l'inverse). 

Au programme, une petite boucle dans un champs fraichement coupé avant d'entamer 3 tours. 25 km, pfu c'est que dalle avec plus de 1000m de déniv, pfu c'est pas que dalle ! Le départ, mdr, on est en Coupe du Monde... et une bonne dizaine de concurrents se vautrent. Obligé de faire des détours, ça commence bien et j'ai pas vraiment besoin de ça pour être derrière. J'avais déjà remarqué que les vététistes étaient un peu sanguins (bourrins ?) avec un champion qui avait déployé ses ailes lors d'un précédent départ mais là c'est le pompon avec une ligne droite, pas de bosse...

Bref, ça commence fort comme d'hab. La petite boucle est déjà finie que l'on attaque les choses sérieuses. Le premier tour sera pour moi le plus dur avec un cœur au sommet... à 201 bpm (qui a fait des interférences avec mon cardio, qui ?)! Enfin presque 201, disons un bon 172. On s'accroche, on s'accroche papi. Les montées sont souvent raides, parfois techniques mais globalement ça passe. Le souci c'est plutôt les descentes qui ne permettent pas vraiment de profiter du paysage. Les drailles sont étroites, raides, sinueuses avec une adhérence moyenne... Le cœur redescend mais la vigilance est totale.

Bizarrement, je prends des tôles dans les descentes et rattrape dans les montées! Le monde à l'envers. J'ai dû mal chaussé... ou plus sérieusement je n'ai pas le niveau technique.

Le premier tour se termine et on enchaine. Je roule tout seul, j'ai l'habitude et me concentre sur les pèlerins que je vois en ligne de mire. Le deuxième et troisième tour me permettront de rattraper qlq concurrents. Toujours ça de pris! 5e de ma catégorie, les 3 premiers sont sur une autre planète.

Au final, je me suis fait plaisir sur les tours 2 et 3. Le pulsations ont oscillées entre 130 et 175 avec une moyenne de 160. C'était l'objectif de cette course comme des précédentes, tenter de "dédieséliser" le papich. Cette dernière course sera aussi la seule sur terrain sec! On aura mangé de la boue sur toutes les épreuves. Vive le Sud.


dimanche 14 avril 2013

Maurin de Maures - La Londe

Quel beau WE. Enfin des conditions météo digne du Sud. Samedi, reco du parcours vélo de notre triathlon LD (97 km dans les pattes) et dimanche 50 km de vtt sur une rando à la "maison" Quel beau WE!

La Maurin des Maures est devenue en qlq années le rdv vtt du coin. Plus de 1000 pèlerins viennent rouler dans notre massif. C'est pas une course, "juste" une rando mais quel bonheur de se mettre minable sans réfléchir au parcours.Et des parcours il y en a du 8 km pour les djeunes au 50 km "sportif". Ma fille a choisi le 25 km et moi (avec les potes) le 50 avec 1300 de déniv. Les autres membres de la famille n'ont pas daigné nous suivre. 

Rdv à 7h30 pour démarrer rapidos et ne pas se faire bloquer dans les drailles étroites. On passera sans encombre... Le parcours débute quasi en fanfare avec 3 bosses courtes et un peu technique en hors d’œuvre pour ensuite monter par un sentier raide et caillouteux. Technique et bien physique avec 24% de déniv sur la fin. Si si c'est possible. 10 km à peine et on est déjà tout rouge. Descente et enchainement par une montée technique et ultra raide pour atteindre le premier ravito.

Et là avec les ravitos, on joue dans la catégorie XXL. Y a tout! Sur des triathlons à 150 euros, on va avoir un bout de powerbar qui pue, 3 cacahuètes beurk, un verre d'eau dans le meilleur des cas ou un produit hyper concentré du sponsor... Ben là pour 12 euros, on se pète le bide du début jusqu'à la fin!

Premier ravito passé, douleurs évacuées! On remet un peu les watts sur des DFCI pour atteindre quasi 600m d'altitude. Pas la haute montagne certes mais quand on part de la mer, c'est pas trop mal. La suite du parcours sera beaucoup plus simple avec de très belles descentes, une dernière montée et qlq bossettes au milieu. Le retour sera plat avec une petite rivière pour se nettoyer les pieds et hop l'arrivée pour manger encore un peu.

Le parcours sera plus court que prévu et nous resterons (Michaël, Stéphane, Tranbe et moi) un peu sur notre faim. Manquait juste une petite bosse pour se mettre le compte.

Une bouteille de rosé, un petit t shirt, des cadeaux tirés au sort... Ils savent recevoir ces Londais. A l'année prochaine.



dimanche 7 avril 2013

Granfondo - Saint-Tropez

Pas prévu au programme cette course mais rien ne vaut le changement. Après qlq courses de vtt, une cyclospsortive. Ma dernière "apparition" sur route remonte à....2005 sur le même parcours ou presque. L’Épervier à l'époque, Granfondo maintenant, business is business. 136 km sont prévus pour cette course avec une enchaînement de bosses et de cols non-stop ou presque avec au total 2100 de déniv. Pas mal pour une course en bord de mer.

5h45 pour le réveil, dur dur pour un dimanche. Il y a les furieux de la sortie dominicale qui sont sur le vélo à 8h mais c'est pas vraiment mon cas... alors c'est dur! Le temps est pour le moins maussade, il pleut sur le trajet pour se rendre à Saint-Tropez. Arrivé sur place, la pluie a cessé mais il fait frais avec un petit vent d'Est. Veste thermique or not veste thermique, ben pas thermique, maillot, coupe-vent et brassières. Je rejoint le départ et les copains situé à qlq kms. Pas chaud quoi. Je vois même des spécialistes du vtt qui font un petit break : marre de la boue et c'est vrai que l'on en a mangé sur les épreuves de XC. Carloni et qlq membres de Saint Raph sont là. Absalon aussi fait une pause vtt.

On va attendre un bout de temps le "lâché" de cyclistes Y partent jamais à l'heure ces cyclistes et autres vététistes. Faut faire qlq chose surtout quand ça pèle. Je ne suis pas super bien placé sur la ligne. Au signal ça part fort, les premiers partis roulent comme il faut et derrière on chasse à 40-45 km/h (km1,2,3..) avant de se compacter en un gros amas qui freine, repart. La vigilance est de mise. Première bosse, ça roule toujours et le peloton commence à s'étirer. 

Après qlq bosses, l’élastique casse et je me retrouve dans un deuxième paquet. Mon copain d'entraînement Michael est bien devant, un autre a déjà explosé et un troisième n'est pas loin. Difficile de rouler avec les potes. Chacun ses sensations et la route est encore longue. Col du Canadel, 1ère difficulté, on passe de 20m à quasi 400m d'altitude en une petite dizaine de km. Pas très dur, revêtement idéal dans un premier temps et râpe à fromage pour finir sur cette magnifique route des crêtes. 

Un peu de répit avec une première grande descente, je me régale avant d'entamer le Babaou, deuxième difficulté. 20 min d'efforts bien gérées avant de basculer sur Collobrières. Encore une belle descente, je tire, étire un peloton dans la descente. Combien de fois je l'ai monté-descendu celui-là ??? Il faut néanmoins faire attention, la route est humide et la mousse a même pris place dans certains virages. Trop d'eau cette hiver!

Collobrières, synonyme de big bosse! On passe de 150m à 650m environ. Il y a un peu de pourcentage dans cette fameuse bosse de Notre Dame. Notamment sur les derniers kilos, pas sympa le truc. Ça passe, ouf. On poursuit par une descente que l'on peut qualifier de mauvaise, enrobé à gros grains, trous, plaques lisses, tôles ondulées... la totale. N'empêche, je prends un pied total et descends comme un furax. Je passe nombre de coureurs qui ne m'ont pas attendu dans la montée (!) et leur met une pile. Un petit peloton existait dans la montée mais a complètement disparu dans la descente. Résultat, on se retrouve à 2 en bas. Qlq coureurs sont devant, on ne les rattrapera pas sur ces 15 km de "presque" plat. J'en profiterai pour voir Absalon à "l'agonie" et Carloni juste devant à l'attendre. Je me suis vengé (gag), Absalon ne me mettra pas un tour!

Par contre un peloton emmené par un Golgoth (qui avait crevé) nous rattrape, oulala ça roule. Heureusement que ça ne monte pas, je suis à la limite de la rupture. Dernière bosse, un billard nous mène jusqu'à La Garde Freinet. Je suis trop juste pour suivre le peloton. Bon ben on va gérer le crise et essayer de s'accrocher à ceux qui passent. C'est long cette dernière montée mais on y arrive. Bascule vers l'arrivée située à 20 km. Je ne sais pas comment est le relief de cette dernière partie. Je rejoints dans la descente 3 gus dont mon poto Michael qui a dû prendre cher dans cette dernière bosse.

On va rouler en version "cyclo" jusqu'à la ligne, personne ne souhaite mettre les watts, même pas de sprint à l'arrivée. Dommage pour la fin, j'aurais pu gagner qlq min et qlq places en roulant "sérieusement".

Bilan : 4h29 de selle à 31 km/h de moyenne. En cette période d'entraînement quanti-quali, j'ai la sensation d'avoir pas trop mal géré le truc. A refaire l'année prochaine.

dimanche 31 mars 2013

Training camp - La Londe

One week with the German team in La Londe. Funky men! Bernd and Hendrik came to spend good time in a warm country with the ambition to make some kilometers. Weather will be sunny, not sunny, cloudy, not cloudy, covered, not covered, rainy, not rainy... but Bernd, as German he is, will chain nevertheless 25h training of bike, run and swim. His friend Hendrik will cool down a little bite at the end of the week. Myself, i will try to join them  as soon as possible.

The German team came out more than 6 times on bike road, 1 or 2 times on mtb, 3 times for swimming and maybe 4 or 5 times for running. Good deal. All these things will be done front of the sea or in "le massif des Maures".

They were able to appreciate my super playground. Even in bike, mtb, pedestrian or ...boat, we are not far from paradise.

I hope they enjoyed this week as i did. Sharing good time on bikes or... in a restaurant with french wine. 

Link of the team : http://www.facebook.com/photo.php?v=312565542205916&l=7947082633803822868

Next meeting in South Africa for Cape Epic or maybe earlier in Germany...


dimanche 17 mars 2013

Off road VTT - Cassis

En ce dimanche 17 mars, le temps est exécrable avec un ciel très bas, de la pluie, des rafales d'Est bien soutenues et une température de qlq degrés. Le top. Et c'est parti ou presque pour 50 km de vtt dans les environs de Cassis. Départ prévu à 11h15, il est 11h30, on attend toujours la libération. En cuissard court ça pèle, tout le monde grelotte. On va vite se réchauffer, enfin on espère!

Absalon et qlq pointures de la discipline sont là, high level. Et c'est parti par une montée bien glissante et boueuse. Ça bloque, ça marche, ça commence fort. Je suis parti "vite" mais pas assez pour ne pas me faire bloquer, pas grave la route est longue. Dès la 1ère descente, le peloton s'étire et ça roule vite très vite (à mon goût). Je me mets à l'abri du vent derrière des costauds. La route est longue et les puls. sont déjà bien hautes. On attaque ensuite de grandes et longues montées, le rythme est là, les jambes tournent enfin malgré le froid. 

Pendant 50 km, nous allons enchaîner les montées longues et "faciles" par des descentes assez rapides et sympas sur des drailles ou le doublement est quasi interdit. Je suis surpris par le niveau en descente des mes complices de souffrance : pas terrible! Heureusement certains me laisseront passer pour mieux me redoubler en montée.

Vers le 40ème km, je commence à sentir le poids des années ou de mes jambes, je n'ai pas assez mangé, pas d'hypo mais plus trop de force non plus... Certains commencent à me larguer, je m'accroche tant que je peux en laissant passer le coup de mou. J'ai toujours la chance de raccrocher plus ou moins les wagons en descente. Malheureusement, la dernière grande descente m'est presque fatale, mon pneu est à la limite de déjanter dans un virage et perd sa pression. Gonflage, redéconnage, regonflage.... et flipette pour terminer mon parcours. La fin me semble longue avec pas mal de petit coups de cul qui usent. Je tiendrai le choc jusqu'à la fin mais presque à poil. J'ai mis une grosse claque au buffet d'arrivée.

Bilan : je me suis mis minable pendant 3h50 dans des conditions plus que dures. 136e... sur 220 gus. Y a quand même du niveau. Positif malgré tout mais il faut que j'arrive à me ravitailler sans perdre de temps à chercher dans mes poches, mes figues sèches emballées dans un sac plastique au milieu des démonte pneus et autres outils et chambres à air... Je suis gelé, fatigué, couvert de boue quand ma douce et tendre vient me ramasser 20 min après mon arrivée. Vivement la douche.

samedi 10 novembre 2012

Retour sur terre

Difficile de revenir à la réalité après un tel voyage. Dudu en a profité 15 jours et moi 3 semaines! J'ai tenté de partager ce séjour en postant des commentaires et photos sur FB. Un moyen de communiquer avec la famille et les amis restés dans l'hexagone. 

Un grand merci à mes parents qui m'ont toujours soutenu,
à ma femme et mes enfants qui supportent mes délires. 
à mes collègues de boulot, 
à mon employeur, la Mairie de La Londe qui participera à cette aventure, 
à mon club Hyères Triathlon.

Que du bonheur

Place à la récupération et aux soins. Check up complet en perspective.

See you en 2013 pour de nouvelles aventures





lundi 5 novembre 2012

Maui - Lane's

Quoi t'es à Maui et tu ne vas même pas naviguer ? Mais t'es barré mon "pov"! C'est le genre de réflexion que tous mes potes de kite pourraient avoir dans ce genre de situation. Je n'ai pas de matos et je suis à la Mecque des sports de glisse. 

Prendre un vélo pour aller à Hawaï, c'est pas banal voire incongru pour les kiteurs et autres planchistes mais assez "commun" pour les triathlètes. L'archipel hawaïen est aussi l'épicentre mondial du triathlon. Que ce soit sur l'île voisine, Big Island où se déroule tous les ans l'Ironman d’Hawaï (3,8km de natation, 180 km de vélo et 42,195 de course à pied) ou ici à Maui (Championnats du monde d'Xterra), on peut aussi se défouler sur la terre ferme. 

Mais ne pas aller à l'eau à Maui , c'est "péché". On va à l'eau ou on passe à côté de qlq chose : du vent, des vagues et de l'eau chaude! Et franchement ça me démange. Fini le triathlon cette année, passons à la glisse avec le kite et le SUP. Olivier Marceau, méga top triathlète a même terminé son championnat du Monde (10e, excusez du peu) avant de filer kiter dans la foulée... Passion quand tu nous tiens. 

Location de matos, encore une aventure à deux balles. Pour louer une aile de kite, il faut justifier d'un niveau de pratique grâce à un passeport blablabla. Seulement moi pas de passeport, moi autodidacte! Comment faire ? Et là je dis merci FB. Grâce à qlq photos de kite, j'ai pu louer une belle aile North toute neuve avec une planche directionnelle idéale pour aller tâter de la vague. 

La location dure 24h (chrono) pour 100 USD. Ça fait cher la minute alors pas de temps à perdre et direction Kite beach. Comme son nom l'indique, l'endroit est idéal pour la pratique du kite et les planchistes n'ont pas le droit d'y naviguer. Chacun sa plage! Kite beach, c'est la version hawaïenne de Tarifa (Espagne), 200 ailes sur le plan d'eau. Pas vraiment le genre d'endroit que j’apprécie mais les vagues au large sont velues et pour une reprise ça suffira amplement.

Je finirais ma session à la nage, une vieille habitude que j'avais à mes débuts. J'aime la natation... Le vent est sympa mais un peu faiblard. Les alizés semblent souffler mais ça ne pousse pas comme chez nous, bizarre. L'eau est chaude, les vagues sont belles et pas dangereuses, les kiteurs naviguent tous au même endroit et je me régale au large dans les vagues avec la vue sur le volcan de l'ile. J'aurais le temps d'en profiter encore plus en nage indienne...Ma femme n'est pas surprise de me voir rentrer (à pied) après tout le monde... elle a(vait) l'habitude!

Ma deuxième et dernière session se fera le lendemain sur le spot de Lane's. Le spot de kite le plus connu au monde, the place to be. Mais on ne rigole pas à Lane's! Enfin presque. Le spot est situé sur le north shore de l'île comme Hookipa, la plage voisine. Mais contrairement à ce dernier, la mise à l'eau n'est pas évidente : petite plage, rocks à la mise à l'eau qui empêchent de partir pieds nus, vent instable...

Une aile bleue au milieu des sets, le top
 Mais on y va, en chaussures de course à pied (!) pour une session d'enfer. Vent de 15-20 nœuds side-shore, vagues dans les séries de plus de 2,5m, les conditions sont là. Je ferais bien attention à mon matériel de loc. Pas envie de rentrer avec une aile en morceau. Malgré ces conditions supposées idéales, j'ai du mal à surfer "frontside". Il faut une sacré technique pour garder sa vitesse et je n'y arrive pas vraiment. Pas grave, je m'amuse et sers aussi les fesses quand je repars au large. Les séries sont imposantes et changer d'amure avec des chaussures, c'est pas rapide rapide.

Fin de session, faut rentrer, je cherche ma femme sur la plage pour qu'elle m'aide à poser mon aile. Pas de chance, Madame dort. Heureusement, une personne m'aidera à terminer sans casse. Pas facile de controler son aile et sa planche sans mettre ses pieds dans un trou d'eau. 

Lane's : une petite plage...
 J'ai réalisé un vieux rêve, naviguer à Lane's après avoir planché à Hookipa il y a qlq années. La boucle est presque bouclée, il ne me manque plus qu'une petite session de SUP à Hookipa. L'année prochaine...



dimanche 4 novembre 2012

Cross triathlon - Lanai

Une semaine après les championnats du monde, je décide sur un coup de tête de m'inscrire à un "petit" triathlon sur l'île de Lanai. Nous sommes toujours à Maui (ma femme et moi) et devons prendre le ferry pour rejoindre cette petite île très peu touristique.

Avant toute chose, il faut que je cale le trajet en bateau, que je contacte l’organisateur pour savoir si j peux venir... Pas simple, le ferry est plein, snif. Re tel à l'organisateur qui me trouve une place (mais pas 2). Au final nous trouvons le moyen de traverser avec un rdv à 5h30 du matin. Dur.


La traversée est sympa, le Pacifique est relativement pacifique. Même si les dauphins et les requins ne dédaignent pas se montrer, contempler le levée de soleil sur Maui et Lanai suffit largement à notre bonheur. Le bateau est plein de triathlètes avec une pincée de joueurs de golf. Le bateau est tellement full qu'une partie des vélos part sur un autre ferry.


L'arrivée s'effectue dans un petit port à proximité de la plage de départ. On ne peut pas se perdre, y a qu'à suivre les athlètes. Lanai est une île tout en hauteur, Qlq plages immenses jalonnent son pourtour. Le tourisme n'y est pas très développé. Il n'y a qu'une poignée de grands hôtels dont un sur notre lieu de départ. Le golf étant la principale attraction touristique. L'unique village se situe au milieu de l'île à plus de 800m d'altitude à qlq 14 km de notre triathlon. 

Let's go dancing. Retrait du dossard, placement dans le parc, y a plus de place dans la zone de transition pour bibi. Pas grave, mon vélo ira brouter de l'herbe en m'attendant. C'est l'heure du briefing, extra. L'organisateur explique le topo, nous propose de saluer notre voisin et de discuter pendant 2 minutes avec lui. Franchement c'est rigolo et vraiment convivial, à l'image de ce triathlon. C'est pas fini pour autant, il s'agit de se déplacer vers la zone de départ "on the beach" à 200m environ. Ça va commencer, chouette. Ben pas tout de suite en fait. Il s'agit de prier un peu mes frères. On fait un grand cercle en se tenant par la main et.... ben ché pas, on fait quoi.

Amen
Deux triathlètes pros sont parmi nous, Conrad Stoltz et une américaine spécialiste de l'ironman (9h et des brouettes). Ché plus son nom. Nous sommes au total une 60e. La natation de 750m démarre dans une eau translucide, on est supposé voir des dauphins. Pas vu, je vais trop vite! Je sors 7 de l'eau, champion du monde... et enchaîne rapido sur le vtt pour environ 20 km à la 5e place je crois. Parcours sans intérêt sur le bitume pendant la montée et sur la red dirt pendant le plat et la descente. Je double la "pro" américaine et voit au loin Conrad qui se balade. Un triathlète me rattape et on se tire la bourre pendant 10 km pour arriver ensemble au parc.

Je suis devant Conrad, je suis devant Conrad...
 Bien entendu, hum hum, je sors du parc devant lui... et commence à courir comme un escargot. Mon allure de prédilection. Je suis en 3e position. Avant de me faire tordre par mon collègue de souffrance vélo. Le parcours à pied de 5km monte lui aussi d'entrée avant de proposer une suite de up and down sur le parcours de golf. Parcours où l'on croisera qlq milliardaires japonais tapant la baballe. Sympa le truc. Je finirais 4e derrière Stoltz (1er...) et remercié en tant que 3e amateur. 

Ce triathlon se veut "caritatif" et sert à financer les activités sportives de l'île. Du club de tennis aux maillots de l'équipe de basket en passant par les déplacements de l'équipe de foot, on participe à tout! C'est cher mais c'est pour une bonne cause. Au final, j'aurais la chance de recevoir pas mal de cadeaux en retour, un massage de 50 min, un bon d'achat dans un magasin de vélo et la location d'un Hummer pour la journée. Ca tombe bien, on voulait visiter l'île!




Ouais mais rien n'est simple en ce bas monde. Faut aller le chercher le Hummer et je ne connais pas vraiment l'île. Pas de carte, pas de GPS, nada. je contacte le loueur qui me donne son adresse au village... à 14 bornes. Il faut faire vite, nous reprenons le bateau à 18h et l'après-midi est déjà entamé. Chercher voiture, se balader, redonner voiture, redescendre à l’embarcadère. J'ai mal aux cheveux tout d'un coup. 


En avant pour une balade vtt, je laisse Dudu sur la plage. Elle a l'habitude et enfourche mon fidèle destrier. Dans le genre aventurier, je me pose là mais grimper 800m de déniv en vtt après un bon petit triathlon, peux pas! J'arrête le délire au bout de 2 km et qlq centaines de virages! Hitch hiking sinon je meurs, en plus j'ai pas pris d'eau. Je vais attendre qlq longues minutes avant qu'un travailleur ne veuille bien me monter dans sa camionnette. Un exilé, comme moi de Maui!

je vous passe les détails pour trouver mon loueur et enchaîne sur cette sacré balade en Hummer. Je suis pas vraiment 4x4, ma femme non plus mais on s'est régalé comme deux gamins à traverser l'île sur des chemins de terre. Découverte du jardin des Dieux, balade sur la plage du bout du monde... Seuls ou presque dans ce décor paradisiaque. 

Garden of gods
La journée touche à sa fin, faut rendre le joujou. Le loueur super sympa accepte de nous redescendre à l’embarcadère par les pistes. Encore un peu de "fun".

Nous finirons la journée par un snorkeling et une petite bière avec l'organisateur sur la plage au sunset. P..... la vie dure. 

Sunset à Hulopoe
C'en est (vraiment) terminé des courses pour l'année 2012. On range les outils et on répare la machine qui en a bien besoin. 

Pourvu que l'année sportive 2013 soit aussi belle que l'année 2012.