vendredi 17 mai 2013

Xtri - Calvi (english version)



D day, start is planned at 10 AM. I like it, this way i can take a breakfast not fast, a breakslow in fact and go to the starting area easily. Only 1,5 km. Perfect for a 5 min warm-up with my bike... I’m almost the last one to get my stuff in the transition area but no stress, it’s not a huge event.We are just more than 100. Weather seems perfect, blue sky but already windy.

Little warm-up in the Big Blue, water is warmer than last week in Six four (South of France). Stand-by, start is on the way under the ark, i take position in front of the race with Nathanael on my right (very good swimmer) and Nico Lebrun just nearly. I don’t have the same level but i say to myself what about the others ! This year, i feel at ease with my swim then i don’t want to be bothered and start behind.

2 laps with an australian transition between the laps. The beginning is always uneasy but after the first buoy everybody find his place. The short race starts after us and unfortunatly we will catch the slower swimmers during our second lap. Hard to swim between breaststrokers... I get out of the water, 10 or 12 according to my blond wife (in fact six). I’ve got the feeling (ou ou ...)“i swam quite well”. Happy, top leaders are not so far even if Nath, my friend  killed everybody with his fast swim. What a talent!

Mtb starts with a crossing pinewood and a paved road to take elevation. As usual, people eat me during the first km. Not important, the first hill is long and sometimes steep. The dirt ground is completely dry, i can’t believe there were no rain during this (ugly) winter. My tires don’t stick sometimes and sand is on the road. Be careful my friend.

The more i climb, the more i find my rythm and eat back furious people left too fast. Downhill on paved road then downhill with paved and unpaved road to attack the best part of the race on the peninsula.  Tracks share in two ways, long race and short race. All moutain bikers close to me turn on the short way, i find myself alone, nobody in the front, nobody in the back.

Not important, i see some guys front of me and put gas to catch them up. Steep trails, moderately technical tracks, i like this part of the race. I run when i need to push my bike, i try to get “fast”. U turn, let’s take some large dirty road with a facing, sidelong and pretty disturbing wind. I manage crisis before restarting the second lap on the peninsula but i missed the track one time and i loose my rear wheel. Not the first time, pretty weird, u say pretty weird ? Then we have to climb again the first ill by the other side.

This climb will be 50% on paved road with a facing wind. My road bike training allows me, i suppose, to keep the speed... i manage this ill with moderate elevation. But last but not least, there is another “bump” quite steep. It will be ok for me and i didn’t see my trackers... The end of the race will be easier, still some  boost  and a technical downhill where i have the right idea to spread my face on the ground. Except this mistake, i will get down "properly" and quickly.

Not so good transition where my shoe soles for running have the good idea to get rag. Right and left rebel. Never mind, i run with rags! I absolutely don’t know about the running course. The beginning is quite diabolic, sand, sand, sand, I think it will be a long day. Bingo, one dune to climb and get down to cross a river. 1,50m deep. I think about Nath who’s 1,10 meter high, he had to swim ! After all, fortunatly we  run on a flat and “solid” track. I start to catch up some guys (long or short race?). I don’t know anythink about my position. I then have a good idea, eat a bug that bites me in the throat. Glurps, i have a bad tendency to “inflate” with insect bites, i put my fingers in my mouth to vomit. Hello my fellow poets! Nothing comes out but i think that my gastric juice had seriously tackle the beast. Well, i continue and keep my pace...
 
Crossing short and long race, we will finally be able to count the racers. I met one guy (Not Nico who is undoubtedly the first), two, three then nobody till the U turn. I’m so focused on my support i do not count and in fact i don’t care, i manage my pace and direction. It’s a real “chemin des douaniers”. Arrived near the U turn, i meet Nath who’s saying “u’re already there”. Well i don’t know, may be...The return will be pleasant for some kms, technical trail then back on the beach, pebble beach with a facing wind! Quite bad for the support, i catch up two italiens and get closer to my friend Nath. He is far from me, nobody ahead, nobody behind, i already think about my next week.

3h19 to cross the finish line, 2 min from Nath. Unreal, last year he made me 20 ! Apart from that, i’ve never been in a tough day. A race that i have not suffered but appreciated. Good day. My ranking was quite stable : 6 after swim, 13een time on mtb, 6th time on the run and 6 at the end. Steeve will do a good race too with Michael, my training bike partner who’s strating triathlon with happiness.

There will be two male podiums, a scratch, first Nico Lebrun and a master, first Nico Lebrun... and third for me (first M2). Weird podium! Nath third male will not be on a podium...

Just bad news, pain in the Achille tendon reappears after the race. I’m afraid.

dimanche 12 mai 2013

Xtri Calvi - Corse



D day, le départ est prévu à 10h. J’adore, ça me permet de petit déjeuner tranquillou et d’aller sur le site peinard. Je suis à 1,5km du départ. Idéalement placé pour m’échauffer 5’ en vélo… Je suis vraisemblablement dans les derniers à m’installer mais pas de stress, le parc n’est pas très grand. Nous sommes une bonne 100e.  Le temps semble idéal, ciel azur mais déjà du vent.



Petit échauffement dans la Grande Bleue, l’eau est nettement meilleure que la semaine dernière à Six-four. Attention départ imminent sous l’arche, je me positionne devant avec Nathanael à ma droite (super nageur) et Nico Lebrun juste à côté. Je n’ai pas le même niveau mais je me dis que les autres non plus ! Cette année, je suis à l’aise avec ma natation alors je ne vais pas me faire chmire à partir derrière.



2 tours de 750m avec une sortie à l’Australienne. Le début est légèrement mouvementé mais dès la 1ere bouée, tout le monde trouve sa place. La version courte distance partira après nous et malheureusement nous rattraperons les attardés lors de notre deuxième tour. Dur de nager entre des brasseurs… Je sors, à priori 10 ou 12, selon les pointages de ma blonde (en fait 6e). J’ai l’impression d’avoir bien nagé. Content, les 1ers ne sont pas à des années lumières même si Nath met une pile à tout le monde. Quel talent !



Le vtt (32km environ) débute par la traversée de la pinède et ensuite de la route pour prendre de l’altitude. Comme d’hab, je me fais manger par qlq individus. Pas grave, la 1ere bosse est longue et par endroit très raide. Le terrain est archi sec, à croire qu’il n’a pas plu cet hiver. L’adhérence est franchement limite par endroit. Le sable est présent dans les chemins. Vigilance, vigilance.



Au fur et à mesure de la bosse, je trouve mon rythme et mange les furieux partis trop vite. Descente bitumée puis descente mi-bitume mi gravier pour attaquer la partie la plus intéressante sur la presqu’île. Les chemins se partagent alors entre le parcours long et court. Tous les vététistes proches de moi bifurquent sur le court, je me retrouve tout seul, personne devant, personne derrière.



Pas grave, je finis par voir qlq zigues devant et m’accroche pour revenir dessus. Raidars, drailles moyennement techniques, cette partie de la course me plait. Je cours lors des portages, j’essaie d’aller « vite ». Arrivé au demi tour, on enchaîne par de larges chemins de terre avec un vent de face et de côté assez perturbant. Je gère la crise avant d’entamer une deuxième boucle sur cette presqu’île non sans me tromper et « perdre » ma roue arrière. Pas la première fois que cela m’arrive.  Bizarre, bizarre, vous avez dit bizarre ? Ensuite il faut remonter la première grosse bosse sur l’autre versant.



Cette montée sera à 50% sur du bitume avec toujours ce fameux vent de face. Mes heures de vélo de route me permettent, je pense de tenir le choc… je gère donc cette bosse aux pourcentages modérées. Sauf que last but not least, y a encore une bobosse assez raide. Ca passera tellement bien que je ne reverrais plus mes poursuivants. La suite sera plus facile avec cependant qlq relances bien fatigantes et surtout une descente technique où j’aurais la bonne idée de m’étaler. Mis à part cette erreur, j’effectuerai une descente « propre » et rapide.



Transition moyenne où mes semelles de chaussures de course à pied ont la bonne idée de se mettre en chiffon. La droite et la gauche se rebellent. Tant pis, je pars avec des chiffons ! Je ne connais absolument pas le parcours. Le début est assez infernal, sable, sable, sable, je me dis ça va être long. Bingo, une dune à gravir et à redescendre pour traverser un cours d’eau. 1,50 au plus profond. Je pense à Nath qui mesure 1,10 il a dû nager ! Après, heureusement on aborde une partie plane et « solide ». Je commence à rattraper des gars (du long ou du court ?). Je suis dans le pâté question course. J’ai alors la bonne idée d’avaler un insecte qui me pique dans la gorge. Sachant que j’ai une fâcheuse tendance à enfler, je me mets les doigts dans la bouche pour vomir. Amis poètes bonjour ! Rien ne sort mais je me dis que mon suc gastrique a dû sérieusement attaquer la bête. Bon je continue et reprend mon rythme…



Embranchement parcours long et court, enfin on va pouvoir se compter. Je croise un gars (pas Nico qui est forcément devant), deux, trois puis plus personne ou presque avant le demi-tour. Je suis tellement concentré sur mes appuis que je ne compte pas et en fait je m’en fous, je gère mon allure et ma direction. C’est un vrai  chemin de douaniers. Arrivé à proximité du demi tour, je croise Nath qui me balance « t’es déjà là toi ! ». Ben ché pas, faut croire. Le retour sera plaisant pendant qlq km, du trail technique puis retour sur la plage… de galets, vent de face ! Pas terrible le truc, j’en profite pour doubler 2 italiens et me rapprocher du Fruch au classement. Il est loin du coup personne devant, personne derrière,  j’ai déjà la tête à la semaine suivante.



J’arrive en 3h19 à 2 min de Nath. Du jamais vu, l’année dernière il me mettait 20’ ! A part ça, je n’ai jamais été dans le dur. Une course que je n’ai pas subi mais apprécié. Le top quoi. Avec un classement qui a peu bougé, 6e en natation, 13e temps en vélo, 6e temps en cap et 6e à l’arrivée. Steeve fera aussi une bonne course ainsi que Michaël, mon pote d’entraînement vélo qui se met avec bonheur au triathlon.



Il y aura 2 podiums masculin, un scratch (premier Nico Lebrun) et un vétéran (premier Nico Lebrun) avec moi en 3e (et 1er V2).  Nuls les podiums ! Nath 3e senior ne sera pas félicité…



Seul (gros) bémol, une douleur qui réapparaît au tendon d’Achille après la course. Là j’ai peur.

samedi 11 mai 2013

Toulon - Calvi



Fan de chichoune, une semaine de vacances sur l’île de beauté. Départ de Toulon le soir, arrivée à Bastia le matin. L’embarquement s’effectue doucement, très doucement. Pas grave, nous sommes les derniers à embarquer et en marche arrière SVP, prêt à bondir lors de l’ouverture des portes. Ca commence bien. Enfin pas tout à fait parce que juste avant nous plusieurs voitures « collectives » embarquent aussi. Ma femme et moi nous demandons fort à propos. Mais qu’est-ce docteur ? une équipe de hand, de foot, de basket… trop nombreux ! Handisport, attardés mentaux, certains visages… ne sont pas clairs clairs. Bon à peine le pied posé dans le bateau, un membre d’équipage nous prend en charge pour nous amener loin de cette fameuse bande de dégénérés que l’on appelle supporters (de foot) !



Une traversée peinarde, bateau pas plein, des banquettes pour dormir, what else, ben une bande de tarés de Montpellier venus soutenir leur équipe pour le super-extra-fantastique match Bastia-Montpellier. Et dire que des milliers, millions de gens se passionnent tous les WE pour des matchs à deux balles. Ca me fait vomir. Passons, nuit de merde mais toujours heureux de se réveiller à proximité du Cap Corse. Ma femme a dormi comme une souche, comment a t elle pu ?  Bref il fait beau, la vie est belle.



Direction Saint Florent et le désert des Agriates. Nous avons un peu de temps avant d’arriver à Calvi et choisissons la route touristique. A cette époque, on croise une voiture par 1/2h, c’est supportable. Au fur et mesure de notre descente, le vent se rapproche de la côte. Dudu change de couleur… Ben oui y a un bon 6-7 et une belle houle. Algajola, village réputé pour les planchistes fonctionne. Pas grave, la baie de Calvi est un peu plus protégée.



Calvi est une belle petite ville logée sur une colline avec une citadelle impressionnante. Citadelle, mer turquoise, sommets enneigés, c’est magnifique.



Nous sommes logés dans un camping extra pas très loin de la plage. Personne ou presque, ici comme ailleurs, pas de pression touristique à cette époque.



Je retrouve avec plaisir mes potes d’xterra de Pertuis. Je suis le seul Hyérois, j’ai l’habitude. Ils ne savent pas ce qu’ils manquent. Site superbe, course de folie… Parmi les pros, seul Nico Lebrun a fait le déplacement.



Il est temps d’aller chercher le dossard pour la course du lendemain. En fait, il n’y a pas une course mais des courses : une grande et une petite avec un départ quasi commun. Le site de départ se trouve sous la pinède en bord de plage. Encore une fois c’est beau. Presque aussi beau que le site Xterra  Sardaigne !



Pas de pasta party cette fois, dîner à la maison, 500g de pâtes et autant de blancs de poulet. Je ne marche plus, je roule. Malgré ma boulimie passagère, la nuit sera parfaite pour se remettre de cette traversée mouvementée.

dimanche 5 mai 2013

Cross triathlon - Six-four

Premier triathlon de l'année. Et pleins de questions, questionnement, vais-je bien nager, pédaler, courir ? mon entraînement hivernal s'est-il bien passé ? vais-je enchainer correctement....? Les gars sont-ils au top ? Métaphysiques les questions, j'en conviens mais quand on passe des heures à nager, pédaler et courir, tous les jours, toutes les semaines, toute l'année... on se sent un peu concerné, non ?

Premier cross tri de l'année et première organisation pour le club de Six four. Rdv est donné au plus tard à 8h30 pour un départ à 10h30! Long le truc et en effet ça va être un peu long. Après avoir trouvé le départ natation, j'ai dû tourner un peu pour trouver le site T2 et point de rassemblement dans la forêt de Janas. Deux parcs vélo, deux installations de matos, un sac poubelle pour mettre ses affaires au bon endroit... et on rejoint la plage de Fabregas pour la zone départ. 

Au programme, 800m de natation (sans déniv, ouarf), 19 km de vtt (on monte l'Anapurna local, Notre Dame du Mai à +300m) et 7,5 km de course à pied (on gravit jusqu'à 178m, l'air est rare, faut gérer).

On va s'échauffer dans l'eau ou pas ? j'ai beaucoup de mal à rentrer dans la Grande Bleue. Ma tête supporte mal ces 15°C. Pas grave, une fois dans la compét ça va rouler (ou nager). Pan, c'est parti. Y a pas de pan, c'est l'élu aux sports du coin qui balance le "A vos marques, prêts...". C'est toujours "fun" les départs. Un triathlète se plante dans les posidonies et le sable mou juste devant moi... fallait tâter le terrain mon gars avant de partir. L'eau est bonne, le plan d'eau est relativement plat, ras, 2 bouées à contourner et on enchaine par le vtt.

Je sors quand je sors, comme d'hab. Seulement je sors mieux que "comme d'hab". Je ne le saurais qu'en regardant les résultats mais j'ai bien senti l'eau... même pas mal. Etape suivante : le vtt. Je suis toujours dans le dur lors des 1ers kilos. Les première bosses arrivent, je mange qlq jeunes et gère la crise. Le parcours monte....souvent! Le parcours sera top, belles drailles, descentes un peu techniques, pas trop de grandes allées, des montées montables. Sympa. Malheureusement je ne pourrais pas finir le vtt avec les 2 cadors qui me rattrapent (Boulous puis Mazetier). Manquait pas grand chose. La prochaine fois peut-être.

La course à pied, c'est toujours un roman chez moi! Bon cette fois ça va pas trop mal se passer. Je perds une place à 2 km de la fin avec un gars qui signe un des meilleurs temps (mieux que Carloni le vainqueur) et m'incline proprement. Mais bon, 11e tps en nat, 9e en vtt et 14e en cap (avec les 5 relais). Pas de quoi rougir. J'ai de la marge! Au final 6e en individuel et 3e vétéran (derrière les flèches Mazetier et Boulous, deux V1...). Stéphane, mon poto d'Xterra terminera bien lui aussi ainsi que Tranbe, le poilu de guiboles.

Une bonne mise en route pour les futurs triathlons. La Corse m'appelle... je ne peux résister. A moi Calvi et ses deux triahtlons (un cross et un LD). Yes.


dimanche 28 avril 2013

La piste des Sangliers - Hyères

C'est dimanche, ouais, il pleut hoooo. Va falloir se motiver pour aller rouler. Au programme, une rando VTT de 80 km dans le Massif des Maures. Les copains sont là mais entre celui qui veut rouler "cool", celui qui va faire son petit caca, celui qui va prendre son petit café, je décide de partir seul (le stress de rentrer tard à la maison...). La journée risque malgré tout d'être longue.

Et c'est parti pour l'aventure. Pluie, un peu de vent, passage dans les nuages, brume et pas un pet de soleil, j'ai l'impression d'être sur l'île de King Kong avec cette végétation qui transpire et ces nuages accrochés à flanc de collines. Le terrain est détrempé. Sur le plat ou en montée, ça colle et la moyenne horaire prend un sale coup. Je décide de ne jamais regarder le chrono, histoire de ne pas prendre peur. Je vois quand même des 6-7 min au kilo... On ne peut pas dire qu'il y a foule sur le parcours. Au bout de 33 km, je me retrouve sur le même (premier) ravito avec des flèches indiquant le retour. Hein quoi, qué passa ? Me suis trompé sur une intersection, j'ai pris la flèche 50-80 km (retour) au lieu de la flèche 80 km...

Pas grave, je refais un tour sans me tromper (ou presque)! J'enquille mon parcours 80 avec qlq bornes en plus. Dernier ravito, il ne reste que 2 vététistes et moi! Les bénévoles sont extra et nous proposent des sandwichs, des boissons. Ils veulent même me prendre en photo, je suis bo et mon look les fait penser à un ramoneur... comprends pas. Après 7h50 de balade, 95 km et 2850m de déniv, j’atteins l'arrivée. Il ne reste plus que qlq voitures sur le parking. Dernier ou presque. 

Tout au long de la journée (!), j'ai pu tester mon équilibre (précaire) sur les rochers humides, me faire flageller par la végétation (mais pourquoi j'ai pas de gants ?) et me faire chauffer les cuisses (non je ne mettrais pas pieds à terre). Mais j'ai aussi résisté au froid, à la pluie, au grizzly... Bref still alive et heureux.

Il est 17h bien tapé, je suis parti depuis 8h du matin, mon téléphone n'a plus de batterie, aïe, ça va être la fête à la maison : "t'étais où, hein t'étais où, t'as pensé à prévenir, t'as vu l'heure... "Gag.

Bilan : même pas mal aux jambes, je suis prêt pour Cape Epic! 


samedi 27 avril 2013

stage sportif - La Londe - 2ème partie

Jour 4 : Le temps est toujours de la partie, alors en avant Guingamp. Sortie vélo de 85 km au programme suivie d'une heure de cours à pied. Ça c'est le programme initial. Des événements dramatiques en décideront autrement (pas mal l'accroche littéraire). Je choisis le parcours LD d'Hyères avec deux belles bosses : Notre Dame des Anges (+700m) et le Babaou (+400m). C'est pas vraiment le parcours que l'on fait si l'on n'a pas les watts. Ben moi j'ai les watts, surtout dans mon ipod. En fait non, j'ai pas d'ipod et j'ai pas les watts. Pas grave, c'est un stage à la dure, 1350m de déniv. je vais te les bouffer en 2.2. Plutôt en 4.4 d'ailleurs. Première grosse difficulté, Notre Dame des Anges, facile, on y arrive après 10 bornes de faux plat avec vent dans le nez... j'adore. La grosse (bosse), je la monterai avec un développement de tétard. La route est longue, la pente est raide, la journée n'est pas finie et ce vent d'est me saoule. 35' pour basculer, c'est long. Et déjà la bosse suivante où je décide de mettre un développement un peu moins ridicule. C'est bientôt la fin, alors on se met un peu la mine. Content de la montée.

Descente du Babaou tranquillou, le vent est un peu capricieux et je m’accroche à mon guidon. Et là dans un virage, je croise Maya l'abeille. Celle-ci a la bonne idée de se bloquer dans mon casque. Que faire ? 1- retirer le casque rapidement ou 2- attendre que Maya se barre butiner. Je choisis l'attente. Tuuuuuut, mauvais choix, Maya me pique et j'entame la solution 2 :  je retire le casque. Elle est toujours là, en mauvaise état, pleine de pollen. Quant à moi, j'ai beau être matinal, j'ai mal (au front). Faut savoir que ce n'est pas ma première rencontre du genre avec les insectes volants. La dernière fois, je suis tombé dans les pommes, affalé contre la falaise tout en gardant la position aérodynamique sur le vélo! Maya, ses frères et sœurs ne m'aiment pas et ça va finir par être réciproque. Bon je décide de poursuivre jusqu'à la maison. En espérant que la douleur n'empire pas. J'arriverai saint et sauf. Pour l'enchaînement course à pied, je décide de mettre la flèche et de traiter la blessure (!). Non seulement je suis sensible à ces "sales" bêtes mais en plus je gonfle comme une baudruche. Du style uppercut de Mike Tyson. Pas bo, pas de photo! 

Fin de journée à la piscine. Je mets les lunettes noires à la  Greta Garbo pour m'y rendre et enfile direct mes lunettes de nat... et le bonnet (incognito). Quasimodo n'aime pas qu'on le regarde! Question séance, ça démarre mal. L'entraîneur est absent, pas de programme à l'horizon et le Bronx dans les 2 lignes avec 30 nageurs de niveaux différents. Jamais vu autant de monde à l'eau, ça sent le début de saison. Ma motivation est au plus bas... Je tente de faire un échauffement, c'est galère mais ça passe. Ensuite je change de ligne et enquille une séance avec de bons appuis et du rythme. Heureux d'aller au bout de mes 4300. Il ne reste que 4 nageurs. La piscine (la nuit) est à nous!

Jour 5 : la motivation décline... pour cette ultime journée de sport avant le retour à la maison (que je n'ai pas quitté en fait). Au programme 2h de vélo avec le club et 1h de course à pied en bord de mer. Programme tenu, trop fort! Le temps est beurk, limite pluie en matinée. J'ai toujours le visage de Quasimodo. L’œil mi-clos et la joue qui commence à devenir bajoue. Font chier ces insectes. La sortie vélo sera rythmée par des accélérations dans les bosses et des bouts de droits avec un excité devant. La routine des sorties club du WE ! Au bout d'une heure je mets la flèche et retourne bosser tranquillou avec 4 associés. J'enchaîne par une heure superbe sur la plage et le sentier du douanier. Qlq changements d'allure viendront dissiper ma lenteur. 

Bilan : ce stage était bien organisé, bravo. Je pense revenir ou ne pas partir l'année prochaine. Le temps était quasi idéal... enfin le vent m'a bien fait chmir. Heu, en fait l'année prochaine pour éviter les courses de bouffe de la smala, la lessive, la cuisine, la promenade du chien, les poubelles, le jardinage...(j'en oublie c'est sûr), je me barre à Lanzarote. Y parait qu'il fait beau (aussi), qu'il y a du vent (aussi), un bassin de 50 découvert (aussi), des parcours de dingues (aussi) et des entraînements vraiment chiadés (pas aussi). 

Demain 80 km de VTT si le temps le permet pour conclure cette belle semaine! Ça va friser les 30h/semaine... vivement la quille.

jeudi 25 avril 2013

Stage sportif - La Londe - 1ère partie

Profitons de ces qlq jours de congés pour faire un peu de sport. Les stages de triathlon ont l'air à la mode. Alors je vais me faire mon petit stage à la maison. Ça me coûtera par un radis et je pourrais profiter de mon petit coin de paradis matin, midi et soir. Ajoutons quand même la routine du bricolage, des courses, de la bouffe et vous aurez une idée de ce stage multisports.

Bon je commence mon stage le mardi, vu que je travaille le lundi et que je me suis mis le compte dimanche. Alors va pour mardi, t'es d'accord, ouais je suis d'accord. 

Jour 1 : tout débute dans la douceur par 2h de vélo de route sur du plat avec un peu de fractionné. Le tout, cependant, poivré de course à pied à bloc pendant 40 min. Pour reprendre des expressions à la mode, ça pique, ça choque, bref ça ramone. Fin de journée prévue : 1h20 de natation avec le club dans mon beau bassin de 50. Mdr, j'oublie l'heure et transitionne illico sur un restau. Commence bien ce stage!

Jour 2 : je choisis d'aller nager 30 min en mer, histoire de remettre la combi. L'eau n'est pas super froide, les mains et les pieds sont nickels mais la tête explose. J'ai dû sortir du lit trop vite et j'arrive pas à nager. En plus un bon vent d'Est me gonfle. Après 3 min d'essai avec Médor (resté au bord, pas fou lui) je rentre à la maison. Je ne sais pas qui à programmer ce stage mais c'est de la m.... J'en profite pour regarder la météo et change encore de programme. Aujourd'hui, sortie longue en vélo de route (temps incertain le lendemain) avec enchaînement en cap. Sortie de 110 bornes dans le vent, ça fait le mental avec 1h de cap derrière. Ben je suis cuit. Moins de 62 kg sur la balance, y me manque un peu d'eau dans les tissus!

Jour 3 : pas de pluie mais le ciel est couvert, il fait limite chaud. On ne va pas se plaindre d'autant que le vent d'Est n'est pas encore présent. Alors c'est parti pour 20 km en bord de mer avec du bitume et du sable au programme. Je me "teste" sur 20 km avec mes chaussures Zoot toutes neuves. On ne voit qu'elles, fluo jaune-orange (sur internet ça rendait pas pareil...), flut, zut, je me suis fait avoir. Une dame en vélo me dira même qu'elles sont jolies. Je ne sais pas comment je dois le prendre. Bref 20 bornes, ça fait qlq mois que je n'ai pas testé cette distance. Je démarre tranquillou et reste dans des puls. raisonnables. Et ça va passer tout seul malgré le vélo-cap de la veille. C'est bon pour le moral. Allure de sénateur certes mais 20 bornes quand même! J'enchaîne par 35 km de vtt sur le parcours du cross triathlon du coin. J'ai la bonne idée d'oublier ma gourde, 2h sans boire... Heureusement les jambes sont encore en vie et je peux me taper les 1000m de déniv. sans trop souffrir. Journée dromadaire! 3e jour sans natation, que fait la police ?

dimanche 21 avril 2013

XC - Tanneron

C'en est fini des courses vtt. La saison de triathlon se profile et les semaines n'ont qu'un dimanche! Alors autant en profiter sur cette (à priori) dernière course qui se déroule à Tanneron (Var). Situé sur les hauteurs de la riviera, ce petit village est chargé d'histoires vélocipédiques. De nombreuses courses et des milliers de cyclistes et vététistes défilent chaque année à proximité. J'y ai par ailleurs trainé mon vélo sur un triathlon. 

Mais revenons à nos moutons. Les courses de vtt (XC), c'est un truc de jeunes. Ça part à bloc, ça accélère au milieu et ça finit à donf ! Ben moi je peux pas. Pas le talent, pas l'habitude... comme dirait l'autre je suis plus en version diesel Peugeot 404 que essence Audi S4. Mais y a pas de mal à se faire du bien (ou l'inverse). 

Au programme, une petite boucle dans un champs fraichement coupé avant d'entamer 3 tours. 25 km, pfu c'est que dalle avec plus de 1000m de déniv, pfu c'est pas que dalle ! Le départ, mdr, on est en Coupe du Monde... et une bonne dizaine de concurrents se vautrent. Obligé de faire des détours, ça commence bien et j'ai pas vraiment besoin de ça pour être derrière. J'avais déjà remarqué que les vététistes étaient un peu sanguins (bourrins ?) avec un champion qui avait déployé ses ailes lors d'un précédent départ mais là c'est le pompon avec une ligne droite, pas de bosse...

Bref, ça commence fort comme d'hab. La petite boucle est déjà finie que l'on attaque les choses sérieuses. Le premier tour sera pour moi le plus dur avec un cœur au sommet... à 201 bpm (qui a fait des interférences avec mon cardio, qui ?)! Enfin presque 201, disons un bon 172. On s'accroche, on s'accroche papi. Les montées sont souvent raides, parfois techniques mais globalement ça passe. Le souci c'est plutôt les descentes qui ne permettent pas vraiment de profiter du paysage. Les drailles sont étroites, raides, sinueuses avec une adhérence moyenne... Le cœur redescend mais la vigilance est totale.

Bizarrement, je prends des tôles dans les descentes et rattrape dans les montées! Le monde à l'envers. J'ai dû mal chaussé... ou plus sérieusement je n'ai pas le niveau technique.

Le premier tour se termine et on enchaine. Je roule tout seul, j'ai l'habitude et me concentre sur les pèlerins que je vois en ligne de mire. Le deuxième et troisième tour me permettront de rattraper qlq concurrents. Toujours ça de pris! 5e de ma catégorie, les 3 premiers sont sur une autre planète.

Au final, je me suis fait plaisir sur les tours 2 et 3. Le pulsations ont oscillées entre 130 et 175 avec une moyenne de 160. C'était l'objectif de cette course comme des précédentes, tenter de "dédieséliser" le papich. Cette dernière course sera aussi la seule sur terrain sec! On aura mangé de la boue sur toutes les épreuves. Vive le Sud.


dimanche 14 avril 2013

Maurin de Maures - La Londe

Quel beau WE. Enfin des conditions météo digne du Sud. Samedi, reco du parcours vélo de notre triathlon LD (97 km dans les pattes) et dimanche 50 km de vtt sur une rando à la "maison" Quel beau WE!

La Maurin des Maures est devenue en qlq années le rdv vtt du coin. Plus de 1000 pèlerins viennent rouler dans notre massif. C'est pas une course, "juste" une rando mais quel bonheur de se mettre minable sans réfléchir au parcours.Et des parcours il y en a du 8 km pour les djeunes au 50 km "sportif". Ma fille a choisi le 25 km et moi (avec les potes) le 50 avec 1300 de déniv. Les autres membres de la famille n'ont pas daigné nous suivre. 

Rdv à 7h30 pour démarrer rapidos et ne pas se faire bloquer dans les drailles étroites. On passera sans encombre... Le parcours débute quasi en fanfare avec 3 bosses courtes et un peu technique en hors d’œuvre pour ensuite monter par un sentier raide et caillouteux. Technique et bien physique avec 24% de déniv sur la fin. Si si c'est possible. 10 km à peine et on est déjà tout rouge. Descente et enchainement par une montée technique et ultra raide pour atteindre le premier ravito.

Et là avec les ravitos, on joue dans la catégorie XXL. Y a tout! Sur des triathlons à 150 euros, on va avoir un bout de powerbar qui pue, 3 cacahuètes beurk, un verre d'eau dans le meilleur des cas ou un produit hyper concentré du sponsor... Ben là pour 12 euros, on se pète le bide du début jusqu'à la fin!

Premier ravito passé, douleurs évacuées! On remet un peu les watts sur des DFCI pour atteindre quasi 600m d'altitude. Pas la haute montagne certes mais quand on part de la mer, c'est pas trop mal. La suite du parcours sera beaucoup plus simple avec de très belles descentes, une dernière montée et qlq bossettes au milieu. Le retour sera plat avec une petite rivière pour se nettoyer les pieds et hop l'arrivée pour manger encore un peu.

Le parcours sera plus court que prévu et nous resterons (Michaël, Stéphane, Tranbe et moi) un peu sur notre faim. Manquait juste une petite bosse pour se mettre le compte.

Une bouteille de rosé, un petit t shirt, des cadeaux tirés au sort... Ils savent recevoir ces Londais. A l'année prochaine.



dimanche 7 avril 2013

Granfondo - Saint-Tropez

Pas prévu au programme cette course mais rien ne vaut le changement. Après qlq courses de vtt, une cyclospsortive. Ma dernière "apparition" sur route remonte à....2005 sur le même parcours ou presque. L’Épervier à l'époque, Granfondo maintenant, business is business. 136 km sont prévus pour cette course avec une enchaînement de bosses et de cols non-stop ou presque avec au total 2100 de déniv. Pas mal pour une course en bord de mer.

5h45 pour le réveil, dur dur pour un dimanche. Il y a les furieux de la sortie dominicale qui sont sur le vélo à 8h mais c'est pas vraiment mon cas... alors c'est dur! Le temps est pour le moins maussade, il pleut sur le trajet pour se rendre à Saint-Tropez. Arrivé sur place, la pluie a cessé mais il fait frais avec un petit vent d'Est. Veste thermique or not veste thermique, ben pas thermique, maillot, coupe-vent et brassières. Je rejoint le départ et les copains situé à qlq kms. Pas chaud quoi. Je vois même des spécialistes du vtt qui font un petit break : marre de la boue et c'est vrai que l'on en a mangé sur les épreuves de XC. Carloni et qlq membres de Saint Raph sont là. Absalon aussi fait une pause vtt.

On va attendre un bout de temps le "lâché" de cyclistes Y partent jamais à l'heure ces cyclistes et autres vététistes. Faut faire qlq chose surtout quand ça pèle. Je ne suis pas super bien placé sur la ligne. Au signal ça part fort, les premiers partis roulent comme il faut et derrière on chasse à 40-45 km/h (km1,2,3..) avant de se compacter en un gros amas qui freine, repart. La vigilance est de mise. Première bosse, ça roule toujours et le peloton commence à s'étirer. 

Après qlq bosses, l’élastique casse et je me retrouve dans un deuxième paquet. Mon copain d'entraînement Michael est bien devant, un autre a déjà explosé et un troisième n'est pas loin. Difficile de rouler avec les potes. Chacun ses sensations et la route est encore longue. Col du Canadel, 1ère difficulté, on passe de 20m à quasi 400m d'altitude en une petite dizaine de km. Pas très dur, revêtement idéal dans un premier temps et râpe à fromage pour finir sur cette magnifique route des crêtes. 

Un peu de répit avec une première grande descente, je me régale avant d'entamer le Babaou, deuxième difficulté. 20 min d'efforts bien gérées avant de basculer sur Collobrières. Encore une belle descente, je tire, étire un peloton dans la descente. Combien de fois je l'ai monté-descendu celui-là ??? Il faut néanmoins faire attention, la route est humide et la mousse a même pris place dans certains virages. Trop d'eau cette hiver!

Collobrières, synonyme de big bosse! On passe de 150m à 650m environ. Il y a un peu de pourcentage dans cette fameuse bosse de Notre Dame. Notamment sur les derniers kilos, pas sympa le truc. Ça passe, ouf. On poursuit par une descente que l'on peut qualifier de mauvaise, enrobé à gros grains, trous, plaques lisses, tôles ondulées... la totale. N'empêche, je prends un pied total et descends comme un furax. Je passe nombre de coureurs qui ne m'ont pas attendu dans la montée (!) et leur met une pile. Un petit peloton existait dans la montée mais a complètement disparu dans la descente. Résultat, on se retrouve à 2 en bas. Qlq coureurs sont devant, on ne les rattrapera pas sur ces 15 km de "presque" plat. J'en profiterai pour voir Absalon à "l'agonie" et Carloni juste devant à l'attendre. Je me suis vengé (gag), Absalon ne me mettra pas un tour!

Par contre un peloton emmené par un Golgoth (qui avait crevé) nous rattrape, oulala ça roule. Heureusement que ça ne monte pas, je suis à la limite de la rupture. Dernière bosse, un billard nous mène jusqu'à La Garde Freinet. Je suis trop juste pour suivre le peloton. Bon ben on va gérer le crise et essayer de s'accrocher à ceux qui passent. C'est long cette dernière montée mais on y arrive. Bascule vers l'arrivée située à 20 km. Je ne sais pas comment est le relief de cette dernière partie. Je rejoints dans la descente 3 gus dont mon poto Michael qui a dû prendre cher dans cette dernière bosse.

On va rouler en version "cyclo" jusqu'à la ligne, personne ne souhaite mettre les watts, même pas de sprint à l'arrivée. Dommage pour la fin, j'aurais pu gagner qlq min et qlq places en roulant "sérieusement".

Bilan : 4h29 de selle à 31 km/h de moyenne. En cette période d'entraînement quanti-quali, j'ai la sensation d'avoir pas trop mal géré le truc. A refaire l'année prochaine.