dimanche 10 avril 2016

Stage 3 - Cape Epic Mars 2016

Training Peaks :
Le coeur ne monte plus.
Plus d'essence
Cuit au km 45
Un peu de retour de jus après le dernier ravito
Jolis singles
Grosse chaleur

Commentaires à chaud postés sur mon logiciel d'entrainement...

Les chiffres :
Distance : 104 km
Durée :7h18
Dénivelé : 2500m
Difficulté : 4,5/5
BPM moyen : 136
BPM max : 163

299e de l'étape


Encore une étape super longue et super chaude. Ce fut long mais long. Résumons. Départ à 7h25 dans la vague D (avant il y a eu A, B, C....). Le début est bien roulant sur 10 km. On débute piano piano en queue de vague (tous les matins = mal de bide et énergie en berne). Arrive la première méga bosse du jour que l'on passe en souplesse. Pas le choix !

Avant de manger du sable, un petit 40km/h vent 3/4 face
Et là, mes amis, là arrive la scène 2 de l'acte 3, Cape Epic dans toute sa splendeur. J'aurais aimé envoyé les watts dans cette partie, moi qui aime rouler sur du sable. Alors là disais-je,  Cape Epic dans toute sa splendeur, dans l'imaginaire de tous les coureurs, le truc qui te dit "ça va m'arriver, ça va me tomber dessus, j'en rêve mais...". 


Y-a-quelqu'un ?
Brossons le tableau, fermez les yeux et imaginez ! Bon lisez d'abord! Un désert semi-aride entouré de sommets majestueux, un ciel bleu à déchirer, un vent de face à ne pas mettre un éléphant dehors et des bacs à sable de 200m posés tous les... trop souvent et servant de chemins aux coureurs!

Le chemin est à droite Arthur, tu déconnes
On y est, on l'a vu en vidéos, en photos et on y est. C'est magique et infernal à la fois. On roule à 6-10 km/h pendant une plombe et ça souffle et ça s'enfonce et.... ça va finir un jour. Jusqu'ici ça va. Je digère relativement mieux le sable que les montées. Collé aux roues d'Arthur.

Y a faute Msieu l'arbitre

La suite ? une succession de montées plus ou moins raides. Et paf, arrêt de l'alimentation. On est au km 45 et je suis dans le dur. Mal au bide, mal au cucul, mal aux jambes (mais putain t'arrêtes pas de te plaindre merde !) pendant qu'Arthur me soutient et sifflote en pédalant. Faut le vivre ça !

J'avance pas (dis-je tout haut), ouais t'avance pas (répond Arthur) ! Ça c'est fait.

La suite du programme est velue. Un col de 7 km à franchir nous tend les bras ou les jambes (avec le début du faux plat, on arrive à 17 km de montée non stop) avant de se retaper de la bosse. Pendant la montée bitumée où Arthur me pousse, nous faisons la connaissance de babouins taille XXL. Des mastards en plein milieu de la route. Pas de photo. Si on s'arrête, je tombe comme une bouse. Le col est interminable, je suis ko debout ou plutôt assis sur le Scott. 

La descente est une semi délivrance parce que ça remonte toujours, snif. Nous changeons d'environnement et attaquons quelques super singles (notamment le fameux super G). On se régale. C'est ma petite cerise sur le chameau (à propos, on en croisera un dans une descente avec un zèbre... pas bu, juré). J'en chie tellement que ces petites leçons de pilotage me comble.

La fin, la fin mais c'est jamais la fin. Il y a toujours minimum 2-3 coups de cul à franchir avant la ligne d'arrivée. Avec la chaleur de ce milieu de journée, c'est hard core. 

On finit, merci Arthur, sans lui j'y étais encore une paire d'heures. A peine fatigué le cousin malgré les 7h18 passé sur la selle. C'était pas prévu d'en profiter autant.

Arrêt habituel à la tente d'arrivée pour notre collation (wraps, pâtes bolo, fruits secs...). Je suis à l'ouest. J'ai les cheveux qui poussent à l'intérieur. C'est par où la sortie pour la douche...?

Le speaker annoncera à la fin de la semaine que cet enchainement de 3 jours sous le soleil avec ces parcours a été l'un des plus "broutal" de tous les Cape Epic. Ah bon, je me disais aussi, j'ai ressenti une petite fatigue à la cuisse gauche...

Broutal ou pas broutal, je suis dans la sixième dimension. 299e de l'étape. Sans commentaire. A ce moment de la semaine, je ne sais pas si je vais tenir le choc. Il faut absolument que je dorme la nuit et que je retrouve des forces. Sinon ça sent le sapin! 

Les BPM sont au plus bas, 136 de moyenne. Il y a un truc qui cloche. L'épuisement me guette.

 Va-t-il tenir ?
Arthur saura-t-il trouver les mots ? 

Vous le saurez en lisant Cape Epic Stage 4.








 

samedi 9 avril 2016

Stage 2 - Cape Epic Mars 2016

Training Peaks
Moins dur qu'hier mais l'étape n'était pas simple surtout avant de basculer dans la dernière descente.
BPM correctes ?
Du 130 pendant pas mal de temps
Out of order ?

Commentaires à chaud postés sur mon logiciel d'entrainement...

Les chiffres : 
Distance : 96 km
Durée : 6h49
Dénivelé : 2200m
Difficulté : 4/5
BPM moyen : 143
BPM max : 165

253e de l'étape


Ça c'est fait. Ciel trop bleu, chaleur présente, trop présente par endroit. Vent soutenu à la fin. L'étape débute par 8 km de plats, faux-plats où ça roule. Arrive très vite la première bosse du jour. 800m de déniv d'un coup. On est à l'ombre et c'est cool. Ça va bouchonner pas mal dans cette montée en single. La faute à bibi ! On part dans une mauvaise vague (mauvaise place au classement général) et on démarre relativement lentement (je suis cuit!). Résultat, on se retrouve derrière des bikers de niveaux différents...

Ce n'est ni très dur ni très technique mais ça marche beaucoup. Pas grave, comme ça je fais illusion et ne suis pas dans le rouge. Arthur râle devant la pauvreté technique des gars. Il a raison !

Après ce gros épisode, nous allons enquiller de nombreux singles sympas et assez lents. La moyenne horaire au bout de 2h est de 10 km/h. Nous sommes censés être sur un plateau mais ça n'arrête pas de monter et de descendre.  

Toujours aussi beau (le paysage)

L'étape est un peu plus courte que la veille (-10 km) mais ultra dure aussi. Arthur me pousse, me tire, imagine prendre un corde. La loose. La corde, je vais la prendre pour me pendre oui ! Quand il me pousse, je prends 100 watts d'un coup, c'est bon.

La fin se fera principalement en descente. Un peu cassant le truc mais on s'est régalé en pilotant sans faire trop de fautes. Ce qui n'a pas été le cas d'un biker devant nous qui a voulu jouer et a fini avec la jante en 8. Il restait quand même de la borne. Le pauvre.

Et de 2, c'est marqué sur les doigts !

Globalement, je n'ai pas trop vu le paysage, je subis la course. 253e de l'étape. Putain c'est dur. Vais-je aller au bout ? Je me bats toujours jour et nuit. Fucking pain in the ass (au propre comme au figuré). J'ai perdu 11 bpm en moyenne par rapport à hier. Pas bon tout ça.


Arthur avant son arrêt bouffe de 2h

Demain sera un autre jour, le jour le plus long ? 

En attendant, je tombe sur une tanche de kiné. Il regarde les papillons quand il masse et appuie comme un tourtereau.Mérite un coup de boule.








vendredi 8 avril 2016

Stage 1 - Cape Epic Mars 2016

Training Peaks :
Hard core
Perclus de crampes
Très très dur
Pas de watt, pas d'endurance
Va falloir gérer la crise

Commentaires à chaud postés sur mon logiciel d'entrainement...

Les chiffres :
Distance : 109 km
Durée : 6h46
Dénivelé : 2300m
Difficulté : 4,5/5
BPM moyen : 154
BPM max : 174

244e de l'étape


C'est parti pour Cape Epic. Ça fait un an que l'on rêve de ce moment, alors goooooo. Sur cette étape je me mets la misère mais ça n'avance toujours pas. L'étape est magique, extrêmement variée, dure, très longue avec des singles, des virages relevées et une température trop élevée pour faire le débile dans la colline. D'ailleurs je suis en surchauffe. 

Malgré un départ prudent, au bout de 40-50 km j'accuse le coup. Je commence à regarder le compteur pour savoir combien il me reste. Pas bon du tout! Faut s'accrocher, c'est juste la première et il faut que ça passe. Mais ça n'arrête pas de monter, monter et les descentes sont super courtes...

Mais je reconnais, c'est Fontainebleau
La fin fut aussi super longue pour un gars "border line" comme moi. Arthur ouvre la route et je tente de prendre sa roue. Je dois vraiment être très lent parce qu'il a beaucoup de mal à réguler son allure sur le mienne... Même derrière, j'explose ! Et les chacals d'organisateurs ont oublié des kms (106 sur le road-book).

Au cours des 7 étapes, nous retrouverons des tronçons balisés "Land Rover" (en vert sur le graph). Ces tronçons sont censés indiquer des parties techniques. Tellement techniques qu'Arthur et moi auront du mal à trouver le début et/ou la fin des dites zones techniques... Cape Epic est une épreuve de rouleurs, indéniablement.

Ça va toi ?

On s'est bien amusé (surtout les autres, moi c'est plus mitigé ah ah ah) mais je suis en miettes avec pleins de crampes prêtes à se réveiller au moindre mouvement. Ai-je assez bu dans le désert ? Passons sur l'aspect postérieur de ma chose.

Surtout ne pas bouger !

One more in the bag (c'est la 1ère ouarf) et déjà "out of ordrer". Résultat ultra médiocre. C'est encore une fois super frustrant pour Arthur qui pète le feu. C'est passé, mais pour combien de temps ? Je me bats la nuit contre un virus, je transpire, je dors mal et je lutte le jour sur mon vtt. Double peine. La loose.


Home sweet home

Le Bulls et le Scott sont nettoyés tous les jours. C'est cool

J'attends avec impatience l'heure, la fameuse heure du rdv chez le masseur. Je me traine jusqu'à la table et en avant pour une séance avec un super kiné (en école, 4e année à Stellenbosch lui aussi). De 17h à 17h45, on se fait déboiter mais c'est pour la bonne cause !

Un suppo et au lit.

A défaut de suppo, le médecin me donnera 3 Strepsil pour la gorge. Mentalement, ça me fait du bien ouarf ouarf. 


          





jeudi 7 avril 2016

Prologue - Cape Epic Mars 2016

Training Peaks : 
Les jambes en vrac,
Pas la forme,
Bc de vent et de sacrés rampes

Commentaires à chaud postés sur mon logiciel d'entrainement... 

Les chiffres :
Distance : 26 km
Durée : 1h34
Dénivelé : 950m
Difficulté : 2/5
BPM moyen : 166
BPM max : 176

269e du prologue

La 3e bosse était raide...

 
Ça y est, on est dedans. Le prologue a été validé. Points positifs : c'est juste une épreuve énorme avec des milliers de personnes rassemblées dans un domaine viticole (Meerendal Wine Estate, ça en jette)  avec des caméras partout, 3 hélicos qui tournent, une grosse ambiance et un premier parcours qui pique. The place to be pour les mountain bikers. Points négatifs : Cousin Arthur est obligé de m'attendre, je ne suis pas dedans. J'ai beau être matinal, j'ai mal (pour avancer). 

Tout est super bien organisé. On dépose nos sacs en sortant du taxi, on s'échauffe (avec 2 habitués français) et... je suis déjà dans le rouge. Ça va pas être simple mon gars.

620 équipes doivent partir entre 6h30 et 12h. Nous nous élançons à 10h45. Les départs ont lieu toutes les 50". D'entrée, on se bouffe une grosse bosse et je souffre déjà, Arthur m'attend. Il m'attendra tout du long. Je suis à bloc (les BPM le confirmeront) mais je n'ai pas de watt. Il y a un vent à décorner les biquettes. Ce qui n'arrange pas mes affaires. Le parcours est sympa, pelé, plus technique que bien des étapes et truffé de bosses bien raides.

Première rampe à franchir sur le prologue

269e place, très très loin de notre niveau. 1h34 d'effort avec quand même de super singles, des bosses et des virages relevés. Un pur bonheur sur la fin du parcours que j'ai du mal à apprécier sur le coup... Petite satisfaction, on démonte tout le monde en descente. Petit problème, je me fais démonter par tout le monde en montée ah ah ah.

Avec un niveau "normal", on mettait 10' de moins et on rentrait dans les 100 d'après le couz. Je suis absolument d'accord ! Sauf que je ne peux imaginer une telle "perf" avec ce que j'ai donné aujourd'hui. 

Demain sera un autre jour et un autre type d'effort. On peut rêver.

8 jours de courage, du pipo !

En attendant, la journée n'est pas finie. Transfert en car (1h30) vers le premier campement où il faudra s'installer dans sa petite tente bleue (village schtoumpf) et préparer tout son matos avant l'étape 1. Il fait très chaud et c'est bon. Nous sommes à 120 km au Nord Ouest de Cape Town dans la région de Tulbagh. Le campement est magnifique avec ces montagnes qui nous entourent. Le vent est inexistant et les 25-30° sont là.

Détail technique (checké sur les blogs), le choix de la tente est primordial pour bien dormir. Alors cours Forrest. Ni trop près des woua woua ni trop loin...

Laquelle ?


Un environnement toujours fantastique
C'est l'heure ! Quoi, quelle heure, ben l'heure d'aller se faire masser. 45' de massage pour récupérer de notre dure journée. On a pris le forfait "massage" pour la semaine. Arthur et moi sommes donc massés par 2 filles en école de kiné à Stellenbosch. Ouais pas mal les filles mais on a besoin d'un peu plus de massages en profondeur. On verra demain. See you guys and girls.

mercredi 6 avril 2016

Voyage voyage

On se retrouve avec cousin Arthur à l'aéroport de Roissy. Nos papas respectifs ont joué les taxis de luxe. Embrassades et dernières recommandations avant l'enregistrement (dis bonjour à la dame, ne met pas les doigts dans ton nez...).

Petit stress de départ, nos sacs vélo dépassent le poids autorisé (>30 kg) et les hôtesses sont tatillonnes. On bidouille un peu (et que je te refile le truc après la pesée...). Bref ça passe.

Embarquement dans un A380. Quel pied cet avion. Nous sommes à l'étage avec de la place partout, juste à côté du bar et du pole dance... Enfin presque.

A380
Escale chez les fous au Quatar et arrivée le lendemain matin à Cape Town. 

Nous récupérons tous nos bagages sans aucun souci ni retard ou perte. Le pied. 

Il fait chaud mais sans plus. Nous ne sommes pas écrasés par la chaleur. Le bonheur.

Un taxi vient à notre rencontre, 2 gus, 2 vélos, 2 sacs, tout rentre dans le véhicule typé "monospace" des années 80. Ce sera notre trajet le plus cher du séjour : 450 ZAR soit grosso modo 27 euros pour 25 min de trajet. On ne va pas pleurer. Par la suite, le trajet se négociera (sans les vélos) à 150 ZAR...

Tout se déroule sans embrouille, c'est louche. Que va-t-on trouver comme endroit pour dormir ?

Nous avons choisi un backpaker (hôtel de jeunesse) situé près de l'université de Cape Town (quartier de l'Observatoire) pour sa proximité avec le départ du prologue. Mais... pas de chance Bobby, le prologue sera déplacé à 30 km pour cause d'éventuels troubles sur le campus. What the fuck!

A l'entrée du 5 étoiles
Le backpack est au top. L'équipe qui gère l'endroit est vraiment sympa, le boss est cool, les chambres ultra grandes (nous en utiliserons 3 au gré de nos AR) et à proximité de super restau. What else ?
Le prologue devait emprunter des chemins sur les flancs de Table Mountain. Et bien c'est raté. Pas grave, nous irons quand même rouler et tester mon nouvel équipement au pied de La Table.

Premier tour de roues, ça passe mais je ne suis pas serein. L'arrière train chauffe un peu et je n'ai pas de super sensations malgré mon repos obligatoire. Demain sera un autre jour. Arthur en profite aussi pour faire des essais. Il perd ses 2 bidons dont l'un avec tout son kit de réparation. Ça y est, on a trouvé une bonne occasion d'aller en centre ville. NDLR : Arthur développe une allergie très très marquée à tout ce qui ressemble à un magasin.

On s'acclimate et s'oriente sans trop de problème au Cape (même si l'on rate de longue notre rue...). C'est l'Europe avec une touche d'Afrique (pas l'inverse). Le seul "truc" qui nous choque un peu, beaucoup, c'est la présence de barbelés et de clôtures électriques autour de toutes les habitations. Le climat semble (et est ultra tranquille) pour les touristes que nous sommes mais...

Vue du Backpacker

Un petit tour au front de mer pour récupérer notre dossard et tous les "cadeaux" et hop on se prépare dans notre grande chambre du Green Elephant Backpacker.

Le temps de l’insouciance, heureux les gamins !

Demain sera un autre jour. Un jour important certes mais Arthur et moi sommes "relax". Le stress est resté en France.

Tout est en place








lundi 4 avril 2016

Allo docteur ?

Cape Epic s'annonce sous les meilleures hospices. Arthur et moi avons roulé comme jamais.

Après la mise en place d'un plan d'entrainement aux petits oignons sur 20 semaines (que nous tentons de suivre le plus fidèlement possible), la forme arrive sans trop de fatigue. 

Les vacances de Noël confirmeront cet état. Les heures de selle avec des kilomètres de montées-descentes dans le Massif des Maures n'entameront pas notre "capital" beauté, heu... santé. Loin de la, ça passe et ça passe bien. Avec comme point d'orgue 25h/semaine sur 2 semaines.! Le "gros" quanti est fait et bien fait.

Première alerte, Arthur chute dans la dernière descente de notre stage intensif. Bilan : une épaule en vrac avec fissure de l'omoplate décelée 3 semaines plus tard...

L'animal se remet et reprend l'entraînement assez rapidement. De mon côté, la vie familiale se complique avec la terrible maladie de ma maman qui disparait en ce mois de février. Perturbations sur toute la ligne.

Retour à l'entrainement. Ce qui n'a pas été fait ne sera pas fait ! Pas grave, je suis dans les temps. Mais un petit bug va poindre.

3-4 semaines avant le début de Cape Epic, au cours d'une sortie de 4h30, je me ruine, sans le sentir, le périnée. Ma selle casse sans que je ne le repère. Résultat : une bourse séreuse a dû péter un joint de culasse et entraîner une fuite d'huile.

Je me retrouve avec un bourrelet de liquide au niveau du périnée (une troisième couille...) et une douleur au cucul !

Allo Docteur ? il est en vacances mais répond à mon mail et me conseille du repos, de la glace, des anti-inflammatoires, de l'extranase... 

Une semaine plus tard, le liquide s'est transformé en boule de pétanque. Certains changent le plomb en or. Plus simplement, je change le liquide lymphatique en hématome ! Mon périnée ressemble à un ballon de foot ou de rugby (au choix). Dur comme de la pierre.

Faut rajouter une flèche au niveau du kiki...
Je boue intérieurement et accumule un max de stress. Je ne peux plus m'asseoir normalement alors sur une selle... Rdv chez un  autre médecin. L'échographie révèle l'étendue du désastre 5cmx6cm. Vais-je pouvoir courir ? 

Nous sommes à J-15 et je ne peux plus faire de vélo. Direction médecin puis chirurgien. "Je vais vous retirer ça mon brave monsieur...". Je vous passe le stress pour obtenir un rdv avec le chirurgien. 
-Ah non Monsieur pas avant le 20 mars
- Mais excusez moi, je pars le 9
- C'est pas possible, le chirurgien part en congés à la fin de la semaine, il est débordé...
Heureusement, Docteur C téléphonera  au Chirurgien H qui fera le nécessaire (super sympa et ça mérite d'être souligné)
J-10, je passe sur le billard. Au réveil, le chir m'annonce qu'il n'a rien retiré (10cc de liquide...), sinon je ne participai pas à Cape Epic. Ah bon et je vais quand même pouvoir pédaler ?! La loose totale. 

Cadeau Bonux, j'ai attrapé un virus (à l’hôpital) qui va me mettre à plat pendant plusieurs jours (mais ça je ne le saurai qu'après).

Solution de dernière minute, j'achète une selle sans appui sur le périnée. Ça ne suffit pas, ma boule dépasse de partout. Direction Décathlon pour acheter une sur-selle pour poser mon popotin.

En avant pour l'Afrique. Je n'ai fait aucun essai, plus d’entraînement depuis des semaines. Reposé je suis... on verra sur place.

Let's go buddy








vendredi 1 avril 2016

Genèse d'un projet de fou : Cape Epic

Pour les curieux et les non voyants, quelque explications sur "Cape Epic", pour les autres, sautez le paragraphe...

Absa Cape Epic

Absa Cape Epic est une course de vtt par étapes et par équipe de 2. La particularité de cette épreuve réside dans sa durée (8 jours), la longueur de ses étapes (on a parfois vu du 146km), le savoureux mélange de pros et d'amateurs et enfin le lieu de course pour le moins attractif : la région de Cape Town en Afrique du Sud (paradis des bikers).

Précisons que Absa est le principal sponsor de cette épreuve depuis le début d'où le nom... Absa, c'est le Orange Telecom local.

Cette année, la course est prévue sur 8 jours avec 645 km et 15000m de dénivelé à parcourir. Epreuve de longue haleine, exigeante, supra bien organisée, CE est incontournable tout simplement.

Très couteuse, cette épreuve n'en rencontre pas moins un succès phénoménal. Le lendemain de la fin de la course (année N), l'organisation met en vente les 100 premiers dossards (pour 2 coureurs) pour l'année N+1. Résultat : vente effectuée en 9 secondes... Le reste (grosso modo 400 dossards) est tiré au sort lors d'une loterie qlq mois plus tard. On ne s'inscrit pas au dernier moment!


9 secondes...



La genèse

En 2012, j'apprends par hasard, l'existence de cette épreuve hors norme. Comme tout fondu d'endurance, je me renseigne. houaaaa, ça a l'air top ce truc. La Diagonale des Fous à la Réunion, ,j'y ai pensé aussi mais la course à pied, c'est show time pour les articulations et j'ai envie de durer...

Et le vtt, c'est vraiment un sport extra. Physique, technique, dépaysant, en pleine nature... j'adhère!

Bref, chemin faisant, je me retrouve fin 2012 avec un pote qui me propose de faire CE avec lui en 2013. Et bingo, je suis tiré au sort. Alors bro, on l'a fait cette course ? Le guignol se dégonfle comme une baudruche. Et je me retrouve le bec dans l'eau. Première étage de la fusée.


Jean de la Chance


Mars 2015, je suis devant mon ordi à tenter ma chance pour 2016 sans trop imaginer les conséquences. Et pan, je sors le numéro gagnant! Je suis parmi les 100 premiers à pouvoir m'inscrire. Bon, j'ai plus ou moins prévu de le faire avec Colin mais... c'est pas possible. Aïe. Je tente de trouver un partenaire. J'ai 1/2h pour m'inscrire, au delà, c'est bye bye. Et il faut au même moment verser "cash" le coquet montant de l'inscription.

Mais pourquoi n'ai je pas pensé à cousin Arthur ? ben il est pas vététiste ni rouleur, ni... il est juste en pleine forme et son regard avait bien tilté quand je lui en avait parlé qlq mois auparavant. Bingo, il est partant pour le délire. Après 5 minutes de réflexion, il s'est engagé dans l'aventure ! 2e étage de la fusée.

Le 3e étage de la fusée ne sera pas le plus simple. Tenter de trouver des partenaires et des financements ainsi que toutes les informations utiles et indispensable pour aller au bout de notre projet.

L'histoire (avec un petit h) est en marche, plus rien ne nous arrêtera !













jeudi 24 décembre 2015

Leçon de pilotage

Oh yeah, une petite leçon de pilotage initiée par le cousin. "Mais trop de la chance, t'es allé où pour conduire... quelle voiture, combien de chevaux, quel circuit, t'es monté au combien, t'as pris des "G" dans les virages ....? " 

Ça envoie du bois

Bande de blaireaux pleins de testo, j'ai pris une leçon de pilotage en vtt ! Ah ah ah qué bande de fadas. A la baguette Jean Claude Stephan, un spécialiste de la chose (accessoirement multiple champion du Monde Master XC), une sommité... il a même écrit un bouquin : rouler plus vite (pour les spécialistes du XC) et Valentin Clément un as de la descente !

Et quand je dis un as de la descente, le jeune fait juste partie des meilleurs descendeurs français. What else ?

On commence la sortie dans un lieu improbable pour moi : Thonnance-Les-Joinville ! Un endroit bien connu des vététistes de la région pour ses superbes parcours techniques et de descentes, oui oui de descentes !

Jean-Paul me prête un vtt Lapierre muni d'un cerveau (!) capable de régler la dureté de la fourche et de la suspension en fonction des contraintes du terrain. 

La sortie commence en fanfare, Une montée d'1 km sur de la route. Cousin Arthur embraye fort, j'adore, moi le gros diesel des familles. 160 bpm d'entrée, ah j'aime pas !

Heureusement, la suite sera plus ludique et Jean-Paul saura réguler l'allure. Valentin s'est déchiré sur la route la veille. Ça tombe bien pour moi qui ait prévu une semaine light consécutive à de grosses charges d’entraînements. 

On va passer en revue pas mal de singles avec des "trous d'obus" à franchir. J'ai l'impression de rouler sur Mars. Il y a des feuilles partout, des branches, de la boue... l'antithèse de mes routes d'entrainement. Et vu mon niveau technique... 

Jean-Paul et Valentin grimpent des trucs que "même pas en rêve" j'arrive à franchir. Ils sont techniques, véloces et puissants à la fois. Valentin se ballade dès que la pente devient négative. Juste énorme. En 20m, il peut vous en coller le double!

Rouler avec des gars comme ça chaque semaine et c'est un gage de progression assuré. 

JP nous annonce un passage "difficile" que l'on n'est pas obligé de faire. "Mais il plaisante le JP, on est est pas des p...., des gais oui mais pas des peureux!" . Les 2 avions envoient du bois et disparaissent dans la descente. 

Mais il sont où les phénomènes ? En bas du mur ! 3m plus bas, Valentin est passé, JP est passé mais y a laissé sa selle. Nous sommes en haut. "Ouais ben nous on a Cape Epic dans 80 jours, désolé les gars, on ne peut pas prendre de risques". Imaginez un mur de 2.5m quasi vertical et vous aurez une idée du passage. Valentin repasse une fois pour nous montrer. En gros, il arrive relativement calmement, bascule dans le vide et tire sur l'arrière du vélo pour être quasi à la verticale et épouser le relief... Glurps. Ça a l'air facile !

Nous finirons cette belle balade par une descente assez pentue sur laquelle je me sens un peu plus à l'aise. Le cousin reste derrière pour une fois !

Et voilà, une sortie dans la petite Suisse locale. Super terrain de jeu. La météo était avec nous. Il faisait presque bon. Le top.


Y a pas une bosse là ?

Merci à JP et Valentin pour la démo.

Et avanti la musica pour le cousin Arthur et moi-même. Nous allons reprendre l'entrainement la semaine prochaine sur des terrains qui se rapprochent beaucoup plus de notre objectif africain ! Du terrain sec, cassant et de la grosse bosse bien grasse ! L'Epic Mauresque, c'est la semaine prochaine avec au menu 5 jours de vtt, avec grosso modo 300 bornes et 9000 de déniv. Miam.